Playoffs Euroleague : Barcelone résiste à Kaunas, le Fenerbahce renverse l’Olympiakos

par Baptiste Fauthoux

Suite à son succès 89 à 81, Barcelone n’est plus qu’à une marche avant de rejoindre le Final Four. Le Fenerbahce Istanbul s’adjuge l’avantage du terrain au terme d’une victoire de prestige dans l’antre de l’Olympiakos, 78 à 82.

Le succès du FC Barcelone ne s’est pas dessiné aussi facilement que dans la première rencontre. Les joueurs du Zalgiris Kaunas sont revenus avec de bien meilleures intentions, et ont bien failli réaliser l’exploit. « Je pense qu’aujourd’hui les deux équipes méritaient de gagner. Mais une seule équipe doit gagner », a déclaré Kazys Maksvytis, l’entraîneur lituanien. Toute la partie, le Zalgiris Kaunas est resté au contact des Blaugranas qui n’arrivaient pas à se détacher d’une équipe vaillante et accrocheuse.

Ignas Bradzekis, auteur de 20 points, a longtemps maintenu l’espoir d’égaliser dans la série. Les Lituaniens ont même eu l’occasion de prendre les commandes de la rencontre. Il s’en ai fallu de peu pour que le floater de Lukas Lekavicius tombe dans le cercle à 5 minutes du terme (74-73, 35ème). Suite à cet échec, Barcelone s’est envolé grâce à ses hommes en forme. Jan Vesely a battu son record de points au meilleur des moments. Il a compilé 26 points et 6 rebonds pour 33 d’évaluations, record du match. L’intérieur tchèque a bien profité des 11 passes décisives de Nicolas Laprovittola. Nikola Mirotic continue sur la lancée du premier match. Le MVP 2022 talonne de près Jan Vesely avec 22 points au compteur à 8 sur 14 au tir.

Le FC Barcelone devra aller confirmer son ticket pour le Final Four à Kaunas, salle qui accueillera… le Final Four. Coutumier des lieux, Sarunas Jasikevicius s’attend sans surprise à une rude bataille, « Nous savons à quel point ils jouent mieux à domicile. Nous devons élever notre niveau de jeu. Nous devons être meilleurs, c’est certain ».

Le Fenerbahce s’offre l’Olympiacos

Grand silence au coup de sifflet final. La mythique salle de la Paix et de l’Amitié ne pensait pas connaître le goût amer de la défaite dans ces playoffs. Pourtant, le premier acte de ce quart de finale a laissé présager une possible victoire du Fenerbahce. Sous-estimé le Fenerbahce de Dimitri Itoudis, c’est oublié que les Stambouliotes ont longtemps scruté la première place du championnat en première partie de saison. C’est également oublié que des joueurs référencés garnissent ses rangs. Nick Calathes, Johnathan Motley, Marko Guduric, Nigel Hayes-Davis… bref, le Fenerbahce a les armes pour priver l’Olympiakos de son rêve de titre.

Pourtant, les “reds” pensaient avoir fait le plus dur en menant de 16 points dans le début du second quart temps (26-10, 12ème). Carsen Edwards, ancien arrière virevoltant des Boston Celtics, permettait au Fenerbahce de recoller avant la pause (37-34, 20ème), en marquant 11 de ses 16 points dans la première mi-temps. “Carsen [Edwards] a été déterminant lors de son entrée en jeu. Il nous a donné d’énormes minutes » félicitait son entraîneur, Dimitri Itoudis.

Les deux équipes se sont constamment rendu les paniers coup pour coup en seconde mi-temps. Mais c’est bien le Fenerbahce qui s’en est sorti à ce jeu-là. Johnathan Motley (15 points) a été déterminant dans la raquette, tandis que Nigel Hayes-Davis était sur tous les fronts (15 points, 5 rebonds et 6 passes décisives). À 16 secondes du terme (76-78), l’Olympiakos a eu l’occasion de repasser devant le Fenerbahce, mais le tir difficile de Sasha Vezenkov (18 points, 7 rebonds) n’a pas trouvé le chemin du cercle. S’en est suivi une contre-attaque éclair convertie par Tyler Dorsey (8 points), scellant définitivement le sort du match (78-82, score final).

Fenerbahce joue toujours sans Scottie Wilbekin et Devin Booker, entre autres, et avec la suite de la série à Istanbul, Itoudis n’a pas voulu trop célébrer la victoire, « Nous sommes heureux d’avoir égalisé, mais ce n’est qu’une égalité. C’est un long processus. Nous avons montré que nous ne sommes pas ici par hasard. Nous sommes ici parce que nous voulons nous battre, nous sommes ici parce que nous sommes une bonne équipe. Nous sommes dans un processus, nous sommes une nouvelle équipe. Je suis nouveau ici, dans un environnement formidable. C’est ce que je retiens de ces matchs, que nous sommes là pour nous battre.”

Photo de couverture : Euroleague

Lisez aussi

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Accepter En savoir plus