Zero Basketball

Zéro, la marque de basket éthique et Made in France

par Benjamin Moubeche

Passionnés de basketball, Thomas Taponard et Loic Renaud se sont lancés dans l’aventure « Zéro », une marque de basket éthique et éco-responsable, 100% Made in France. Alors que le projet en est encore à ses débuts, Thomas nous explique la démarche et les engagements qui se trouvent derrière leurs maillots et leurs shorts.

L’Analyste : Zéro, c’est quoi ?

Thomas Taponard : Avec Loic, un ami, nous avons décidé de créer une marque de basket 100% française. Toutes les étapes de la conception seront faites en France, dans le respect le plus total de l’environnement. L’idée de base de Zéro, c’est ça.

Pour commencer, nous nous sommes demandés ce que portait le basketteur : des maillots et des shorts. Nous nous sommes donc concentrés là-dessus. Mais le but, ce sera d’habiller le basketteur de la tête au pied. Ça viendra plus tard.

Peux-tu nous raconter la genèse de ce projet ?

T : À la base, c’est une idée de Loic. Il joue au basket depuis qu’il est tout gamin et c’est un grand passionné de mode. L’éco-responsabilité est très importante pour lui, il fait attention à sa manière de consommer. Il a cherché s’il existait des marques de basket avec une démarche éthique, mais ça n’existait pas. L’idée est partie de là. Il s’est dit : « plutôt que de chercher quelque chose qui n’existe pas, je vais le créer. »

Il a commencé à construire le projet et je l’ai rejoint par la suite. À la base, je ne suis pas la mode. Ça se voit, je suis en jogging toute la journée. Mais l’idée de créer quelque chose qui n’existe pas, avec toutes les démarches derrière, m’a convaincu de le rejoindre dans cette aventure.

Le plus compliqué, c’est que nous n’y connaissions absolument rien. Loic travaille dans le marketing. Moi, je bosse dans le bâtiment. Rien à voir avec cet univers-là. Nous nous sommes entourés d’un designer, nous avons trouvé des entreprises pour fournir la matière, concevoir le maillot, l’assembler… nous avons essayé de tout faire à échelle locale, c’est-à-dire dans notre région. Quand ce n’était pas possible, nous nous sommes tout de même limités à la France. Nous voulions un produit conçu exclusivement en France, de A à Z.

Thomas Taponard Loic Renaud Zéro
Thomas Taponard (gauche) et Loic Renaud (droite), les deux créateurs de la marque. Photo : Zéro

À quel point cette dimension éthique et locale vous tenait-elle à cœur ?

T : Nous voulions que Zéro soit une marque avec de vraies valeurs, des valeurs humaines. L’usine qui confectionne nos produits est à 150 kilomètres de chez nous. Si nous avons un problème, nous allons les voir. Toutes les personnes qui touchent notre produit de la création à la réalisation, nous les connaissons, nous les avons vus, nous les avons rencontrés. Ça compte pour nous.

D’où vient ce nom, « Zéro » ?

T : Il y a deux choses dans ce nom. D’abord, c’est le commencement de quelque chose, le point initial. Nous créons quelque chose qui, aujourd’hui, n’existe pas. Nous partons de zéro, vraiment. De l’autre côté, nous voulons aussi tendre vers le zéro. C’est-à-dire 0 surconsommation, 0 émission de CO2… le zéro, c’est aussi un objectif.

Sur votre blog, La Chasuble, vous parlez essentiellement de mode et de sneakers, vos passions. Quelles sont les inspirations de votre marque ?

T : Quand nous avons cherché un designer, nous avons fait appel à plusieurs créateurs qui travaillent avec des clubs et qui font partie de la communauté basket en France. Mais la personne que nous avons retenue s’appelle Tarek, et c’est quelqu’un qui ne connait absolument rien au basket. Il pourra citer Michael Jordan et c’est peut-être le maximum (rires). C’est ce qu’on voulait : il n’avait pas d’influence. On voulait créer quelque chose qui sort du lot. En termes d’influence, nos designs se rapprochent plus de la haute couture. C’est pour ça que les couleurs sont dans des tons pastel, assez neutres, pas très flashy.

Vous êtes actuellement en pleine campagne de financement participatif. Pourquoi avoir choisi ce modèle ?

T : Cette campagne de prévente nous permet avant tout d’estimer le nombre de produits qu’il faudra fabriquer, toujours dans le but de ne pas surproduire. Nous ne voulons pas nous retrouver avec plus de produits et de matière qu’il n’en faut. Nous en sommes à 32 % de l’objectif fixé, ça suit son cours.

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