Draymond Green : la mise au poing – Le Courrier de L’Analyste

par Teddy Perez

Vous avez manqué l’actualité de la planète basket ? Pas de panique, voici votre récapitulatif hebdomadaire. NBA, Euroleague et basket français, on fait le point chaque samedi dans le Courrier de L’Analyste.

La gestion de Draymond Green

Comment avoir pu manquer l’action la plus offensive de la carrière de Draymond Green … Fuité puis diffusé sur tous les réseaux la semaine passée, le coup de poing de l’intérieur des Warriors sur son coéquipier Jordan Poole a choqué la planète basket.

Jordan Poole et Draymond Green, des coéquipiers très tactiles – Photo : John G. Mabanglo

“C’est la plus grande crise que j’ai vécue depuis que j’entraîne ici. C’est un problème vraiment sérieux. Notre identité a été abîmée par cet incident.”. Les mots de Steve Kerr sont forts. L’entraîneur des Warriors depuis l’été 2014 n’a jamais connu un tel conflit qui en vient aux mains entre deux de ses joueurs. Si le head coach a assuré à la presse que des discussions entre les joueurs du groupe ont été réalisées, l’agression de Draymond Green reste rare et d’une violence soudaine.

Malgré ce coup de chaud, la mise à l’écart du quatre fois champion NBA a été de très courte durée. Après des excuses publiques et une sanction financière en interne, Draymond Green a réintégré le groupe ce jeudi. Les Warriors ont décidé de ne pas suspendre le joueur, un choix qui n’aurait sans doute pas été le même si l’agresseur n’était pas un cadre de l’équipe.

Du côté de la “victime”, Jordan Poole n’a pas souhaité envenimer la situation. Si on l’a aperçu en forme lors de la pré-saison, avec une performance à 25 points contre les Lakers, l’arrière a joué la carte de la discussion constructive en off avec Draymond Green.

Kevin Durant, son ancien coéquipier à San Francisco, a connu quelques altercations avec Draymond Green. Interrogé au sujet du coup porté, il a noté la violence de cette “brouille”, qui n’avait rien à voir avec ce qu’il a rencontré auparavant avec lui. “Ce qui s’est passé entre Draymond et moi il y a quelques années, ces conneries se produisent par contre tout le temps. Traverser ça, c’est facile. Mais cette situation qu’ils vivent, je ne la connais pas. Je suis en NBA depuis 16 ans et je n’avais jamais vu ça en vidéo.”

À trois jours du début de la régulière, Golden State n’entame pas sa saison de champion en titre de la meilleure des façons. Dans sa dernière année de contrat, Draymond Green pourrait être encouragé à partir et décliner une player option à 27,59 millions de dollars en 2023-24. Des rumeurs le voient déjà partir pour de nouvelles aventures, à Los Angeles ou ailleurs. À l’opening night de la saison 2022-23, Draymond Green va dans tous les cas ajouter une bague à un de ses poings.

Coupé par les Rockets, Théo Maledon atterrit aux Hornets

Le Tricolore avait été transféré dans le Texas le 30 septembre dernier. Après un match amical sous les couleurs des Rockets, Théo Maledon a été libéré par la franchise. Annoncé vers une nouvelle franchise pour signer un “two way contract”, c’est à Charlotte que le meneur pose ses valises.

Il n’a suffit que de quelques jours à Théo Maledon pour retrouver une franchise en NBA. – Photo : FFBB

Le médaillé d’argent de l’EuroBasket avait prouvé lors de sa saison rookie réussie qu’il était un joueur encore jeune et frêle, mais déjà NBA ready avec ses 10,1 points, 3,5 passes et 3,2 rebonds de moyenne en 27 minutes de jeu pour 65 matchs, dont 49 en starter. Lors de sa saison sophomore, toutes ses statistiques ont chuté et son rôle dans la reconstruction du Thunder a semblé s’amoindrir (7,1 points, 2,2 passes en 17 minutes de jeu pour 51 matchs, dont 7 en starter).

En l’absence de LaMelo Ball, blessé à la cheville, Théo Maledon devra saisir cette nouvelle chance et apporter son talent au jeune projet des Hornets.

Deux autres Français se sont vus offrir une opportunité en NBA. Même s’il ne les garde pas tous, le Thunder aime les Français ! Adam Mokoka est de retour aux US, où il a signé à OKC.

Là-bas, il retrouvera Ousmane Dieng, bien en jambes dans cette présaison, pour sa deuxième expérience en NBA. Adam Mokoka (1,93 m, 24 ans) a participé à 25 matchs avec les Bulls entre 2019 et 2021. L’an passé, le Parisien est revenu jouer à Nanterre où il a inscrit 11,3 points de moyenne par match.

Ce jeudi, c’est un autre ancien d’OKC qui a officiellement signé un contrat pour la saison dans la grande ligue. Invité début septembre par les Blazers à leur camp d’entraînement, Olivier Sarr (2,13 m, 23 ans) décroche finalement un “two way contract” dans la franchise de l’Oregon. Cette signature, tendance dans la NBA contemporaine, lui permet de jouer un maximum de 50 matchs cette saison. À lui de faire ses preuves après une année rookie de 22 rencontres à 7 points par match de moyenne dans l’Oklahoma.

Laetitia Guapo reine du basketball français

Laetitia Guapo remporte le trophée Alain Gilles 2021-22, récompensant “le meilleur basketteur français de l’année”. La cerise sur le gâteau pour celle qui a tout gagné collectivement cette saison !

La déterminée et polyvalente Laetitia Guapo récompensée à juste titre ! – Photo : FIBA

Championne de l’Eurocup puis championne de France avec Bourges en 5 conte 5, elle a continué de briller sur les terrains du 3×3, la discipline qui l’a fait connaître aux yeux du grand public.

Cet été, elle a transformé en succès tout ce qu’elle a entrepris. Championne du monde à Anvers, c’est fait. Remporter l’Open de France à Reims, c’est dans la poche. Terminer par une victoire à la FIBA Europe Cup à Graz, évidemment !

Le CV est monstrueux et le titre est mérité. Seule personne qui pouvait lui faire de l’ombre : son ancienne coéquipière au Tango Basket, Iliana Rupert. Championne WNBA avec les Las Vegas Aces, l’intérieure de 21 ans avait de quoi peser dans le débat.

Mais c’est bien “La Guapa”, son surnom sur le circuit 3×3, qui repart avec le prix individuel. Elle succède ainsi à Nicolas Batum, gagnant en 2020-21 et à Céline Dumerc, dernière femme à avoir remporté le trophée en 2017. Félicitations Laëti !

Les clubs français s’imposent en Euroleague

C’est un deux sur deux pour les équipes de Betclic Elite engagées en Euroleague lors de cette deuxième journée de compétition. l’AS Monaco et l’ASVEL dominent respectivement leur vis-à-vis dans des scénarios rocambolesques.

Mike James, le leader assumé des “Roca Boys”. – Photo : AS Monaco

Pour sa première de la saison à Gaston Médecin, l’AS Monaco fait chuter le double-tenant du titre 95 à 92, après prolongation. Malgré les grandes performances de sa recrue estivale Will Clyburn (28 points) et du meneur Serbe Vasilije Micic (20 points, 8 passes), l’Anadolu Efes a craqué en fin de rencontre face aux efforts collectifs d’une Roca Team ambitieuse.

Au moment venu, Mike James a pris ses responsabilités pour apporter une deuxième victoire à son équipe. Si le meneur a loupé le tir de la victoire au buzzer du quatrième quart-temps, il s’est bien rattrapé en overtime. Mike James termine meilleur marqueur du camp monégasque avec 19 points, bien suppléé par le précieux Alpha Diallo (15 points, 9 rebonds, 7 passes).

Le lendemain, c’était au tour de l’ASVEL de briller sur la scène européenne. À Valence, les hommes de TJ Parker arrachent la victoire malgré une fin de match très litigieuse. Les erreurs successives du corps arbitral n’ont finalement pas eu d’incidence sur le sort des Villeurbannais.

Nando de Colo (16 points, 4 passes), pressé toute la rencontre, est sorti de sa boîte en fin de match. Génie offensif, il a porté les attaques de son équipe pendant que le deuxième patron de Lyon était indisponible sur le banc. Malgré un problème au doigt et handicapé par les fautes, Youssoupha Fall a répondu une nouvelle fois présent dans la raquette de l’ASVEL (10 points, 13 rebonds).

Une semaine à deux matchs d’Euroleague attend chaque équipe de C1. Il était alors important de faire le plein de confiance avant que les choses sérieuses ne commencent !

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