Dernière manche, service Warriors, avantage Celtics — Le Courrier de L’Analyste

par Teddy Perez
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Cela n’aura échappé à personne, les Finales NBA ont bel et bien commencé ! Le premier match a vu les Celtics l’emporter 120 à 108 dans une Chase Center qui n’avait encore jamais accueilli une défaite de ses Warriors en Playoffs.

La hype était monstrueuse avant de débuter l’épilogue de cette saison 2021-2022. Avec une victoire de Boston dès le Game 1 pour reprendre l’avantage du terrain, elle est montée d’un cran. Les deux plus beaux et aboutis collectifs de ces Playoffs se retrouvent dans ces Finales pour notre plus grand bonheur. Les deux effectifs s’étaient affrontés à deux reprises durant la régulière. Une en début d’année à Boston où les Warriors l’avaient emporté. Puis une seconde fois en fin de saison à San Francisco, qui avait vu les Celtics surclasser un Golden State déjà revenu au complet avec Klay Thompson.

À 36 ans et après 141 matchs de Playoffs en carrière, Al Horford a brillé pour son premier match des Finales NBA

Forts d’un parcours où la peur de l’ennemi ne fait plus partie des scenarii, les Celtics ont remis le couvert cette semaine à San Francisco. Pourtant menés de 12 points avant d’entamer le 4e quart-temps, les hommes de Massachusetts n’ont pas abandonné et ont su  infliger un 40-16 irrespirable pour la Dub nation. La défense et l’adresse (21 trois points inscrits sur la rencontre) ont été de leur côté, permettant ainsi de prendre le large et se défaire définitivement des Warriors à trois minutes du terme. Si Jayson Tatum a été trop maladroit sur ce premier rendez-vous (un 3/17 passé inaperçu), les Celtics ont pu s’appuyer sur la doublette Al Horford (26 points) Derrick White (21 points en sortie de banc), inarrêtable en fin de rencontre lorsque le mouvement de balle des Celtes se la jouait façon Warriors. 

Du côté de Golden State justement, Stephen Curry a mené le scoring de sa team avec 34 points marqués, dont 21 points dès le premier quart-temps – prenant alors feu un peu trop tôt dans ce match.

En conférence de presse, la voix des Warriors Draymond Green est revenue sur l’énorme coup de chaud des Celtics que son équipe n’a pas su stopper tout en précisant que la rencontre avait largement été dominée par les siens, largement en capacité de gagner eux aussi à l’extérieur. Les Warriors, pas au niveau – du moins dans la concentration et l’adaptation de leur jeu durant un match qui n’aurait pas dû leur échapper – doivent vite se reprendre pour éviter le pire en voyage au TD Garden.

Si beaucoup se sont accordés à dire que les deux Finales de conférence manquaient de suspens durant les matchs, on ne pourra donc pas en dire autant pour cette dernière affiche.

Pour la seconde fois de l’histoire de la NBA, les Warriors et les Celtics s’opposent en Finales – 58 ans après le titre de 1964 remporté par Bill Russell et ses coéquipiers. Un affrontement qui aurait pu avoir une deuxième édition dès 2018 ou même en 2019, lorsque la fin de l’ère LeBron à l’Est tendait à une prise de pouvoir des jeunes Celtics menés par un certain Kyrie Irving. Finalement, nous avons dû attendre quelque temps pour profiter de l’évolution des Celtics et admirer les immortels guerriers. Le match 2 se déroule dans la nuit de dimanche à lundi … pas d’excuse pour veiller car le lendemain sera férié !

Sacré Tango Bourges Basket !

Le Tango Bourges Basket s’est octroyé le 15e championnat de France de son histoire. Face à l’ASVEL féminin, les Berruyères ont balayé 3 à 0 la série en remportant le dernier duel ce samedi après-midi 53 à 59.

« Shaqoubou », grande artisane de la réussite des Berruyères. – Photo : Pierrick Delobelle

Depuis le début de la série, on pourrait quasiment dire qu’il n’y a jamais eu match. Bourges, à la maison, a fait le boulot. 76-66 pour entrer dans ses finales avec 23 points inscrits par l’ancienne de l’équipe : Isabelle Yacoubou. Le deuxième match fut de nouveau dominé par une autre intérieure de Tango, la jeune internationale Iliana Rupert et ses 16 points. Le deuxième match s’est terminé quant à lui sur le score de 78 à 62. Et, si Helena Ciak et ses coéquipières lyonnaises ont su résister durant chaque rencontre, le collectif bien rodé d’Olivier Lafargue fait toujours la différence.

À noter les belles performances de Pauline Astier, qui réalise à 20 ans des Finales de future grande, et de la pivot de l’ASVEL Kayla Alexander (19 points au match 2), qui donne malgré tout du fil à retordre aux Berruyères. La Canadienne devrait par ailleurs faire partie du Tango l’an prochain pour remplacer Iliana Rupert, sur le départ.

Il y a deux mois, le Tango Bourges remportait son premier trophée de l’année : l’Eurocup face à Venise. En finale de la coupe de France face à Basket Landes, les Berruyères avaient échoué après prolongation. Elles avaient alors pu prendre leur revanche lors des demi-finales des Playoffs en éliminant les Landaises.

Signatures et premières rumeurs, résumé d’une semaine qui sent bon l’intersaison

Un florilège de rumeurs plus excitantes les unes que les autres ont su alimenter l’actualité NBA – faute de matchs en quantité.

Rudy Gobert et Christian Wood agiteront à coup sûr le marché des transferts cet été.
  • Après une énième désillusion dans une saison faite majoritairement de bas, le Jazz se met à étudier des possibilités de transferts quasiment inimaginables il y a encore de cela quelques mois. Le principal concerné : notre géant français Rudy Gobert. Le triple DPOY se retrouve désormais sur la liste des joueurs « transférables ». L’intérieur français intéresse sans grande surprise de nombreuses franchises. Les Warriors, les Raptors et les Mavericks seraient les premiers à se pencher sur le dossier. Dans l’Utah, le franchise player Donovan Mitchell et le coach Quinn Sneader pourraient eux aussi bouger de chez les Mormons. Le Jazz entamerait alors une sacrée reconstruction.
  • Christian Wood, en voilà un athlète qui devrait susciter de l’attention cet été. À 26 ans, le Rocket est en constante progression depuis deux ans. Auteur de 18 points pour 10 rebonds de moyenne dans une saison pleine à 68 matchs, Christian Wood ne serait pas un élément que Houston voudrait garder pour les saisons à venir. Le “projet” Rockets, avec un œil tourné vers la prochaine draft, ne joue pas en sa faveur pour poursuivre l’aventure texane. Houston, qui possède le 3e choix de la draft, est grandement intéressé par l’ailier fort Paolo Banchero. Alperen Şengün, sur le même poste que Wood, lui fait également de l’ombre. Avant que son contrat ne se termine à l’éte 2023, les Rockets seraient alors tenté de le transférer et de récupérer des contreparties alléchantes plutôt que de le perdre sans rien l’an prochain. Affaire à suivre.
  • Une arrivée, celle de Luke Walton en tant qu’assistant coach des Cavaliers, c’est l’annonce du début de semaine. Remercié par les Kings en cours de saison, Luke Walton retrouve déjà un banc NBA. Celui des Cavs, une équipe qu’il a connu en tant que joueur durant 71 rencontres. La question est la suivante : va-t-il tenir ce même nombre de matchs avec ce jeune effectif de Cleveland de nouveau compétitif ? Le poste d’assistant coach devrait lui assurer ses arrières, un rôle qui lui allait plutôt bien lors de son expérience à Golden State de 2014 à 2016.
  • Phil Knight, le cofondateur de Nike, souhaiterait racheter la franchise des Trail Blazers – qui comprend le forfait “ville maudite” en supplément. Associé à Alan Smolinisky, le copropriétaire des Los Angeles Dodgers, les deux hommes auraient fait une offre de deux milliards de dollars pour se payer la franchise de l’Oregon. Offre refusée pour le moment par les gestionnaires des Blazers. Jody Allen, soeur de Paul Allen – propriétaire de la franchise qui est décédé en 2018 – et principale décisionnaire de la franchise ne serait pas prête à vendre son organisation.
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