Au Jazz, une nouvelle musique se joue cet été — Le Courrier de L’Analyste

par Teddy Perez

Une page devrait sans aucun doute se tourner pour la franchise du Jazz. Quin Snyder, après huit ans à la tête de l’équipe et six campagnes consécutives de Playoffs, rend sa tablette. Une décision qui projette ainsi d’importants changements à venir au sein même de l’effectif.

La situation du Jazz fait beaucoup parler et risque d’être une des stories les plus suivies de notre été NBA. Comme quoi, n’en déplaise aux joueurs de NBA 2K, on s’y intéresse aux Mormons !

Donovan Mitchell et Rudy Gobert, un couple en pleine crise sur le point d’être séparé ? – Photo : Francisco Kjolseth / The Salt Lake Tribune

Un an après son arrivée au Jazz, le président des opérations basket Danny Ainge fait face à son premier grand défi. La franchise entame un long processus de recrutement avec beaucoup de candidats en lice pour succéder à Quin Snyder.

Si Terry Stotts et Frank Vogel, d’anciens “head coach” sans emploi, ont été cités rapidement dans la discussion, d’autres noms s’y sont mêlés. Et dans cette liste élargie, on retrouve pour l’heure beaucoup d’assistants coachs : Johnnie Bryant (Knicks), Sean Sweeney (Mavericks), Kevin Young (Suns), Chris Quinn (Heat), Adrian Griffin (Raptors), Charles Lee (Bucks), Will Hardy et Joe Mazzulla des Celtics.

Vendredi, un autre homme de terrain est arrivé dans la course. En partance des Grand Rapids Gold, l’équipe G-League des Nuggets, le “Jet” Jason Terry pourrait vivre sa première expérience de coach en chef de NBA, à 44 ans.

Les anciens assistants de Quin Snyder, Lamar Skeeter et Alex Jensen passeront aussi un entretien pour le poste. Les paris sont donc ouverts !

Malgré des bases solides, des leaders dans leur prime et un bilan toujours au positif en régulière, on sent bien une envie de basculement imminent après une nouvelle déroute dès le premier tour des Playoffs 2022. Utah ne se suffira pas de changer son coach, parti de son plein gré, mais profitera de cette intersaison pour aller dans une nouvelle direction encore inconnue.

Notre Frenchie Rudy Gobert est désormais inscrit sur la liste des joueurs “transférables”, comme la quasi-intégralité de l’effectif. Et ce ne sont pas les candidats qui manquent pour tenter de récupérer le pivot All-Star. Si les Bulls seraient prêts à envoyer Nikola Vucevic et Patrick Williams, les Mavs, Raptors et les Hawks se positionneraient  aussi sur ce gros dossier.

Le seul élément intouchable se nommerait donc Donovan Mitchell ? Sorti d’une nouvelle saison fortement mitigée, Spida Mitchell aurait néanmoins la confiance de son équipe pour poursuivre le projet avec lui. Mais le joueur, trop peu leader de groupe, serait “troublé” par tous ces changements et pourrait finalement demander son trade. En contrat jusqu’en 2025 avec le Jazz, ce serait une nouvelle bombe qui exploserait aux yeux de son front office.

Le Jazz est donc prêt à entendre toutes les offres possibles et imaginables pour se refaire une beauté, quitte à perdre bien plus dans la balance et enclencher alors un processus de reconstruction.

Une dernière possibilité difficile à imaginer quand on connaît l’historique du Jazz, une franchise de milieu-haut de tableau depuis des années, qui a toujours connu du mal à recruter des superstars. Pourtant, c’est ce qui paraît le plus probable d’arriver …

Buffet cinq étoiles en finale de Betclic Elite

L’affiche des Finales de Playoffs de Betclic Elite est enfin connue. Les deux clubs du championnat de France évoluant en Euroleague, l’Asvel et L’AS Monaco, se retrouveront pour une série au meilleur des cinq matchs – trois ans après leur opposition en 2019.

Le duel entre les deux formations “stars” de notre championnat, qui avaient respectivement terminées première et deuxième au classement, était attendu en début de saison. Mais la bataille a été rude pour se hisser jusqu’en finale, en témoigne le parcours en Playoffs de la Roca Team.

Mike James face aux Palois combatifs dans le 4e match de la série de la demi-finale. Photo : © Direction de la Communication / Mika Alesi

Monaco avait failli y penser dès le premier tour compliqué face à la SIG Strasbourg. Remise de ses émotions et forte d’une équipe aux nombreux talents sur les lignes arrières, la Roca Team s’est bien qualifiée pour les finales d’un championnat qu’elle n’a jamais encore gagné.

En demi-finale, elle s’était imposée par deux fois à domicile contre l’Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez. Puis, en déplacement chez les champions de la Coupe de France 2022, l’équipe monégasque avait échoué une première fois. La défaite de mardi dernier a été vite oubliée ce jeudi. Dans un match finalement serré jusque dans les dernières secondes, la Roca Team est repartie avec la victoire 85-83 et la qualification en finale en poche.

Du côté de l’Asvel, les Lyonnais s’étaient défaits de la JDA en 3 matchs seulement. Ce lundi, les double champions en titre se déplaçaient dans la salle à guichet fermé de Dijon. Un élément qui n’a pas perturbé les coéquipiers d’Élie Okobo qui ont détruit toutes les espérances des Bourguignons en remportant la victoire décisive. En panne au shoot et face à des Lyonnais au tempo accéléré, Dijon a signé la fin de sa belle saison – malgré tous les changements vécus durant l’été 2021.

Lyon-Villeurbanne, qui dispose de l’avantage du terrain, recevra Monaco lors des deux premières rencontres de l’épilogue de Betclic Elite. Le premier rendez-vous se fera le mercredi 16 juin à 20h30.

Alors que l’Asvel pourra confirmer sa domination nationale en inscrivant un nouveau titre à son palmarès, Monaco voudra écrire son histoire et terminer sa prometteuse saison avant de partir en vacances.

Un joueur sera particulièrement scruté dans cette affiche. Ce ne sera pas Victor Wembanyama, blessé, ou encore le spectaculaire Mike James (quoique). Nous l’avons déjà cité : les yeux se dirigeront vers Élie Okobo. Le combo guard de Lyon, ancien NBAer et auteur d’une incroyable saison avec l’Asvel, partira justement chez “l’ennemi” la saison prochaine. Direction le Rocher pour une nouvelle aventure, toujours en Euroleague et en Betclic Elite !

Revenus à égalité, les Warriors de Curry ont encore frappé !

12 ans après avoir accueilli ses dernières finales NBA, le TD Garden a été le théâtre déchaîné de deux grands matchs aux scénarios bien différents.

Impliqués et appliqués, les Celtics ont su remporter la troisième manche et prendre le momentum de la série avant d’enchaîner un second rendez-vous à la maison. Malheureusement pour les coéquipiers de Jaylen Brown, un certain Stephen Curry est passé par là et a sorti une performance historique en Finales NBA. Hier, les Warriors ont alors empoché la victoire 107 à 97 et égalisé dans une série désormais relancée …

Ne jamais sous-estimer le coeur (et le talent) d’un champion. Au cas où nous l’avions oublié, Steph Curry nous a dicté la leçon. Photo : Elsa / Getty Images

Le Steph Curry des grands soirs a de nouveau sorti le costume trois pièces pour porter son équipe. Esseulé une bonne partie de la quatrième rencontre, le chef Curry a cuisiné du trois points à la sauce “très longue distance” pour corser le tout. Il finit à 43 points à 7/14 à derrière l’arc. Tout simplement légendaire dans, ce qu’on aime appeler le Game 4, le match le plus décisif d’une série – et tout cela réalisé à l’extérieur !

La performance magistrale s’est étalée sur toute la rencontre mais il faut bien dire que le double MVP a mis un coup d’accélérateur au finish lorsque Boston s’est mis à craquer sur tous ses ballons.

Le réel réveil d’Andrew Wiggins (17 points et 16 rebonds), Klay Thompson et Kevon Looney en fin de partie ont aussi permis de prendre l’ascendant sur le match et de montrer l’étoffe d’un champion.

Depuis quatre rencontres, ça se renvoie la balle entre Celtics et Warriors. Chaque équipe a eu ses deux matchs de pleine démonstration mais aussi ses périodes de “craquage”. D’un côté comme de l’autre, tout n’est pas au beau fixe et des points (et des joueurs) doivent s’améliorer pour faire gagner son collectif dans une série autant serrée que indécise.

Chez les Warriors, on se demande où est passée la valeur ajoutée de Draymond Green. L’intérieur cumule les erreurs et les fautes en tout genre, sans peser positivement dans la balance Warriors. Son expérience des grands moments et ses passes décisives bien senties sont des éléments toujours aussi précieux à l’équipe mais il y a de quoi franchement travailler pour ne plus être le point noir de Golden State dans la suite des Finales.

À Boston, on aimerait voir un autre Jayson Tatum. À l’inverse d’un Jaylen Brown très régulier dans ses performances, le numéro 0 oscille entre bon et mauvais. À 8 sur 23 au shoot et six pertes de balle, Jayson Tatum n’a cette fois pas été le leader d’une équipe inhabituellement maladroite et désordonnée. En défense, ce fut la même chose. Le choix de défendre très bas les pick and roll pour empêcher les pénétrations et passes faciles dans leur raquette avait réussi aux joueurs d’Ime Udoka. Une stratégie qui a trouvé quelques limites quand Curry a planté ses 3 !

Alors que les Celtics avaient fait un grand pas pour décrocher un 18e titre NBA dans un Game où s’étaient bien eux les vrais guerriers, les Warriors ont fait forte impression dans ce 4e match. En s’imposant au TD Garden, le trio des Warriors Curry / Thompson / Green a remporté sa 19e victoire en Finales NBA, égalisant ainsi avec la triplette historique des San Antonio Spurs. Un record qu’ils voudront battre dès le prochain, mais pour cela, il faudra redoubler d’agressivité, agir sans doute davantage en pénétration et contenir des Celtics revanchards.

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