Darvin Ham, prochain coach des Lakers ? Comme une petite souris dans les Front Offices — Le Courrier de L’Analyste

par Benjamin Moubeche

Le temps passe et les Lakers affinent leur liste. Après avoir renvoyé Frank Vogel à la fin de la saison, Los Angeles s’apprête à recruter le prochain coach qui devra ramener cette équipe au titre.

Il ne reste désormais plus que trois candidats en lice : Kenny Atkinson (ancien coach des Nets et assistant des Warriors), Darvin Ham (assistant des Bucks) et Terry Stotts (ancien coach des Blazers). Ils rencontreront prochainement Jeanie Buss et les membres les plus hauts placés de l’organisation.

Les Lakers sont à la recherche d’un coach capable de gérer le roster et de devenir une figure d’autorité dans le vestiaire, d’après The Athletic. Et pour le moment, c’est Darvin Ham qui aurait fait la meilleure impression à la franchise.

Darvin Ham, assistant des Bucks, en action face aux Hornets le 8 janvier 2022. Photo : Jared C. Tilton/Getty Images

Reconnu comme une « force de la nature » et seul ancien joueur parmi les finalistes, Ham semble avoir les épaules pour prendre le poste. Champion avec les Pistons en 2004 en tant que joueur — avec seulement 10 minutes sur le terrain en Finales NBA — et ancien assistant des Lakers de 2011 à 2013, il coche la majorité des cases pour assumer ces responsabilités. Il aurait même les faveurs de LeBron James selon le Bleacher Report. Son plus grand défaut reste, en tout et pour tout, de n’avoir jamais été coach en chef.

Contrairement à ce que suggéraient les rumeurs, Phil Jackson et Magic Johnson ne font pas partie du comité de recrutement. Une nouvelle rassurante pour l’organisation, décriée lorsque l’on pensait qu’elle accordait une telle importance aux fantômes du passé.

Les candidats ont pour l’instant rencontré Rob Pelinka, Kurt Rambis, Joey Buss et Jesse Buss — tous membres du Front Office — pour leurs entretiens. Le comité chargé de trancher est dirigé par Pelinka et aurait la pleine confiance de la propriétaire Jeanie Buss.

Par ailleurs, le cas de Russell Westbrook reste une thématique centrale pour le choix du prochain entraîneur des Lakers. D’après Marc Stein, les coaches rencontrés ont dû expliquer comment ils gèreraient un effectif dont le meneur ferait toujours partie.

Malgré une première saison très décevante, Los Angeles s’accroche au projet. Certainement plus par contrainte que par choix. L’équipe part du principe Westbrook portera le maillot pourpre et or la saison prochaine et tout indique qu’il jouera plutôt que de se faire couper ou écarter du groupe. Il incombera au nouveau coach de faire enfin fonctionner cette association.

L’une des raisons qui avaient poussé les Lakers à renvoyer Frank Vogel était sa gestion de Westbrook et son incapacité à le rendre efficace. Il se dit même que le meneur n’aurait jamais respecté le coach et que la complexité de leur relation aurait joué un rôle prééminent dans son licenciement.

Le prochain entraîneur des Lakers n’aura pas le temps de profiter des plages de Los Angeles. Après deux saisons d’échec, sa mission s’annonce particulièrement difficile. D’autant plus à l’approche de la Free Agency de LeBron James et en la présence de Russell Westbrook. L’avantage est pour l’instant pour Darvin Ham qui, c’est pour le mieux, n’a plus de cheveux à s’arracher.

Hornets, Wolves, Kings : les échos des Front Offices

Cette semaine, les Hornets ont prolongé le contrat de Mitch Kupchak, président des opérations basket et General Manager, pour plusieurs années. En place depuis 2018, sa priorité est aujourd’hui de trouver un nouveau coach à LaMelo Ball et son groupe, de préférence avant la Draft du 23 juin.

Impossible de savoir si l’un a copié sur l’autre, mais la liste de Charlotte et celle de Los Angeles se ressemblent énormément. Kenny Atkinson, Darvin Ham et Terry Stotts ont passé un entretien et sont considérés comme de sérieux candidats pour le poste.

Mike D’Antoni serait également dans les petits papiers de Kupchak, qui l’avait déjà recruté aux Lakers il y a une dizaine d’années. Grand artificier, son profil très offensif ne fait cependant pas l’unanimité. Michael Jordan, propriétaire de la franchise, ne serait pas fan de son jeu porté vers l’attaque à outrance, d’après Marc Stein. Difficile, donc, d’imaginer les deux fêter cette embauche avec un cigare.

Le choix des fans se porte plutôt sur Kenny Atkinson, dont on retient la belle campagne 2018-19 aux Nets. Sa réputation de façonneur de talents lui vaut les faveurs de nombreux observateurs, qui le voient parfaitement à la tête de la jeunesse fougueuse de Caroline du Nord.

Kenny Atkinson et Mike D’Antoni en 2018, à cette époque coaches des Nets et des Rockets. Photo : Matteo Marchi/Getty Images

Le Front Office des Hornets n’est évidemment pas le seul à s’activer pour l’été. Dans le Minnesota, la franchise locale tente de recruter un exécutif qui pourrait transformer son organisation : Tim Connelly.

Président des opérations des Nuggets, Connelly est considéré comme l’un des meilleurs dirigeants de toute la ligue. Il est à créditer pour le projet de Denver, qui s’est souvent distinguée par la pertinence de son recrutement (Nikola Jokic, Jamal Murray, Mike Malone…). Les Wolves voient aujourd’hui en lui le potentiel de changer la face de la franchise et de la réconcilier avec la victoire.

Connelly a rencontré Marc Lore et Alex Rodriguez, propriétaires minoritaires qui possèderont bientôt la franchise. Il s’entretiendra également avec Glen Taylor, propriétaire actuel, pour la prochaine étape de son recrutement d’après Adrian Wojnarowski.

Mais pourquoi un si bon exécutif, dans une si bonne situation, accepterait de déménager à Minneapolis ? L’argent. Tout simplement. Les Wolves envisagent de lui faire une offre qu’il ne pourra pas refuser. C’est notamment la méthode qu’avaient employée les Raptors pour recruter Masai Ujiri, alors président de… Denver. De leur côté, les Nuggets seraient prêts à confier la succession à Calvin Booth, leur General Manager. Il est donc peu probable qu’ils s’alignent sur la future offre de Minnesota.

Pendant ce temps, non loin de là dans le classement de la Conférence Ouest, les Kings font leur vie. On reproche souvent à Vivek Ranadivé, propriétaire de la franchise, d’interférer avec les affaires du Front Office. Alors que le recrutement de Mike Brown — choix du président des opérations Monte McNair — avait rassuré les observateurs sur l’organisation de la franchise, elle retombe aujourd’hui dans ses travers.

Cette semaine, sa fille Anjali Ranadivé a été nommée assistante du General Manager de l’équipe de G League des Kings, d’après Sean Cunningham (Fox). Elle est actuellement à la Draft Combine avec le Front Office de Sacramento. Une promotion peut-être méritée, mais surtout très suspecte.

Note mineure, Alvin Gentry a lui aussi rejoint les bureaux de l’équipe, pour sa part en tant que « vice-président de l’engagement basketball ». Le coach en chef par intérim de la saison 2021-22 était également présent à la Draft Combine.

L’Anadolu Efes sur le toit de l’Europe

Avec cinq Français représentés — sans compter Thomas Heurtel, écarté du groupe du Real —, cette finale d’EuroLeague était historique pour le basket tricolore. Fabien Causeur, Guerschon Yabusele et Vincent Poirier (Real Madrid) se tenaient face au duo Adrien Moerman et Rodrigue Beaubois (Anadolu Efes) pour le titre européen.

Au terme de sa victoire de justesse face à Madrid (57-58), L’Anadolu Efes conserve son titre de champion de l’Euroleague. Adrien Moerman et Rodrigue Beaubois, avec 20 minutes cumulées en finale, deviennent ainsi les premiers Français à réaliser le back-to-back en EuroLeague.

L’Anadolu Efes d’Istanbul célèbre son titre de champion de l’EuroLeague, le 21 mai 2022. Photo : Nikola Krstic/MB Media/Getty Images

La finale a été marquée par une stratégie défensive douteuse du Real Madrid. En décidant de ne pas faire faute sur la dernière possession, les Merengues ont scellé leur sort dans les 20 dernières secondes. « Je n’ai rien compris à cette dernière possession défensive », a tweeté Evan Fournier, venu encourager ses compatriotes dans cette finale.

Malgré tout, rien ne pourra priver Istanbul de son moment de gloire. La fierté prime pour le Serbe Vasilije Micic (23 points), nommé MVP de la finale. «Ces accomplissements resteront avec moi toute ma vie», raconte-t-il, ému, à la fin du match. «Ils resteront marqués dans mon cœur tant que je jouerai au basket et après. Ce serait impossible sans mes coéquipiers. Quatre années incroyables ensemble, deux titres.»

Tibor Pleiss, pivot allemand auteur de 19 points et 7 rebonds dans ce match, est également l’un des principaux artisans de cette victoire. Sa deuxième mi-temps d’exception a permis à Instanbul de reprendre l’avantage et de tenir au meilleur moment. « Je suis tellement heureux, je n’ai pas les mots pour décrire ce que je ressens », a-t-il témoigné à la fin du match. « On s’est battus tellement dur pour essayer de gagner ce nouveau titre. »

Des récompenses pour les gagnants et pour les perdants

Au-delà des séries de Playoffs en cours — 2-1 pour le Heat face aux Celtics, 2-0 pour les Warriors face aux Mavericks à l’heure actuelle — la NBA sort d’une semaine déterminante pour les gagnants comme pour les perdants.

Côté gagnants, la ligue a récompensé ses meilleurs défenseurs par une sélection dans les traditionnelles All-Defensive Team. Cette année, Giannis Antetokounmpo, Mikal Bridges, Rudy Gobert, Jaren Jackson Jr et Marcus Smart composent la All-Defensive First-Team. Dans la seconde, on retrouve Bam Adebayo, Draymond Green, Jrue Holiday, Matisse Thybulle et Robert Williams III.

Deux joueurs des Celtics et deux joueurs des Bucks, places fortes de l’Est ont été récompensés cette année. La place de Bam Adebayo dans la First Team, quant à elle, ne s’est jouée qu’à un seul point (152 contre 153 pour Jaren Jackson Jr).

Parmi les joueurs qui ont reçu des votes, mais n’ont pas été sélectionnés, on retrouve Fred VanVleet (41 points), Joel Embiid (33), Dejounte Murray (24), Chris Paul (21), Evan Mobley (13) et Herb Jones (10).

Côté perdants, la récompense était encore d’une tout autre importance. Cette semaine se tenait la lottery de la Draft, attendu toute la saison par les équipes qui ont sorti le tank cette année.

La soirée a été marquée par le premier choix du Magic, qui a tiré le gros lot, ainsi que par quelques surprises.

Si le Thunder est passé devant Houston et Detroit pour se saisir du deuxième choix, le grand vainqueur de la soirée semble être Sacramento. En 7e position, les Kings sont montés jusqu’à la 4e place sous les yeux de Domantas Sabonis, leur nouveau porte-bonheur.

En revanche, certains perdants de la saison ont également perdu au jeu de la lottery. On pense notamment aux Pistons, sortis du top 4 après une saison dans les bas-fonds de la ligue. La soirée a également été difficile pour Indiana, sorti du top 5 malgré ses 42 % de chances d’obtenir l’un des quatre premiers picks.

À l’approche de la Draft

À près d’un mois de la Draft, L’Analyste passe en revue les prospects qui se présenteront dans l’espoir de rejoindre la NBA. Chaque semaine, nous nous penchons en détail sur le profil des talents de demain.

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