La French Touch de fin de saison — Le Courrier de L’Analyste

par Teddy Perez
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Lors de cette avant dernière semaine de régulière, quelques-uns de nos Français se sont mis à l’honneur. Le premier, et sûrement le plus surprenant d’entre tous, c’est Jaylen Hoard.

Sur le frontcourt d’OKC, le frenchie a enfin eu le droit à un peu de place. En début de semaine, Jaylen Hoard a noirci la feuille avec ses 24 points et 21 rebonds dans une victoire face aux Blazers, son ancienne écurie.

Jaylen Hoard a réalisé une perf’ 5 étoiles pour son premier match à Los Angeles – Photo : J. Kamin-Oncea / USA Today Sports Reuters

Celui qui a signé un contrat de 10 jours après une saison passée en G League a remis le couvert les soirs suivants. 23 points face au Jazz puis un second double-double sur le parquet des Lakers à 27 points et 17 rebonds.

Arrivé en 2019 en NBA, l’ancien ailier de Wake Forest se fraye petit à petit un chemin dans la grande ligue. La French connexion avec Théo Malédon lui réussi plutôt bien. Avec un tir de loin en constante progression et une énergie qu’il déploie dès son entrée sur les parquets, Jaylen Hoard est sur une bonne dynamique.

Et puis il y a eu cette belle ligne de stats affichée par notre sophomore Killian Hayes. 26 points (career high), 7 rebonds, 8 passes décisives et 5 interceptions. De quoi faire parler de sa polyvalence ! Pour un joueur considéré en difficulté depuis ses débuts en NBA, le voir réaliser un tel match est plus que réjouissant. Il faut dire que depuis quelques rencontres, l’ancien pensionnaire de Cholet a pris du poil de la bête. Mis sur le banc par Dwayne Casey depuis la fin janvier, il est retourné dans le cinq de départ ce 1er avril.

Dans une fin de saison où il n’y a plus véritablement d’enjeux pour les Pistons, Killian Hayes doit prendre confiance et montrer qu’il sera une pièce essentielle du projet des Pistons mené par Cade Cunningham. Il a su saisir cette opportunité ces derniers jours. Maintenant, reste plus qu’à réitérer ce type de match de manière plus régulière.

Rudy Gobert a également fait parler de lui cette semaine. Il y a évidemment eu cette performance autoritaire qu’il est de plus en plus habitué à faire, un 22 points – 21 rebonds dans une victoire contre les Grizzlies qui fait du bien au collectif du Jazz. Et qui permet aussi d’éclipser l’affaire de la « non-passe » du franchise player Donovan Mitchell vers son pivot – lors de la défaite houleuse contre les Warriors en début de semaine.

L’Eurocup se met au Tango

Les grandes dames du Tango Bourges remportent avec la manière l’Eurocup 2022. Ce jeudi soir, sur leur terrain, les Berruyères ont fait plonger les joueuses de Venise dans les profondeurs du Prado pour qu’elles puissent y croire, au moins pendant un quart-temps.

Iliana Rupert et ses coéquipières héroïques ont pu décrocher ce trophée devant leur public du Prado. Il y a pire comme soirée ?

Sur le score de 74 à 38, le Tango Bourges s’est emparé de la C2 et de son sixième trophée européen par la même occasion. La toujours très jeune et hautement indéfendable Iliana Rupert a fini en toute logique MVP de cette finale. Une finale qu’elle marquera de son empreinte avec 25 points au compteur et une réussite folle de près comme de loin.

Ce premier trophée de la saison ne sera sans doute pas le dernier pour l’armada de la capitaine Sarah Michel. Nous retrouverons les coéquipières de Laeticia Guapo en finale de la coupe de France face à Basket Landes à Bercy le 23 avril prochain. Dans le championnat français, elles sont d’ailleurs largement en tête de la Ligue Féminine avec 17 succès pour deux revers. La domination des Berruyères se démontre depuis le début de leur saison.

Et pour rappel, si vous n’avez pas pu admirer en direct les femmes de Bourges glaner ce énième trophée, la finale est disponible à ce lien sur la chaîne FIBA.

De la même manière, la chaîne YouTube de la FFBB diffuse toutes les rencontres en direct de LFB. Alors, même si ce n’est pas une retransmission à la télévision, nous vous invitons à regarder un peu plus encore du basketball féminin !

Le Rocher déjà parmi les grands de l’Europe

Vendredi soir, le collectif de Monaco a brillé pour s’offrir une large victoire sur son parquet contre l’ALBA Berlin (91-74). L’intérieur Donatas Motiejunas et l’ex NBAer Dwayne Bacon ont su être les leaders de cette rencontre pour terminer en beauté la première phase de la saison en Euroleague.

Depuis que la Russie a envahi l’Ukraine, l’Euroligue se joue désormais à 15 équipes, sans le Zenith Saint-Pétersbourg, le CSKA Moscou et Kazan. Au terme des 34 matchs de la « saison régulière », les Monégasques se classent 7e de la compétition. Mal engagé en début d’année, Monaco a connu un changement de coach bénéfique en cours de saison. Sasa Obradović, de passage lors de la campagne 2019-2020, a repris son poste sur le banc. Et depuis, tout va mieux. Portée par la paire d’arrières Mike James – Paris Lee, la Roca Team s’est enfin trouvée.

Pour leur première participation en Euroleague, les Monégasques ont donc réussi à se qualifier en Playoffs ! Ils rencontreront en quarts de finale les 2e du classement : l’Olympiakos de Moustapha Fall, une équipe qu’ils avaient battue 92 à 72 le 23 mars dernier. L’exploit est alors possible !

Teddy vous assist

Numéros 1 & 3 de la Draft, vous pouvez être sûr de retrouver ces deux garçons sur le podium du ROY
Photo by Brian Sevald / NBAE via Getty Images

Malgré sa blessure, Evan Mobley est-il le ROY incontestable ? – Robin L.

Son absence depuis cinq matchs a fragilisé le collectif. Les Cavaliers sont tombés à la 7e place de la conférence Est et passeront pas la case Play-in pour entrevoir les Playoffs. Avec pratiquement 15 points pour plus de 8 rebonds en 67 matchs, Evan Mobley a réussi son entrée en matière chez les pros.

Ce qui jouait autant en sa faveur dans cette course au ROY, c’était l’excellent début de saison des Cavaliers. Menée par un Darius Garland, dans la course au MIP, la franchise de Cleveland a été une des darling de l’Est. Malheureusement, ce n’est plus vraiment le cas depuis le All-Star break. Et, même si le bilan collectif a un peu moins d’importance pour la distinguer le rookie de l’année, cette fois-ci, cela pourrait faire la différence entre deux candidats.

Plus au Nord, les Raptors de Scottie Barnes ont au contraire enchaîné les bonnes sorties, se classant à la 5e de la conférence à un match du terme. Dans cette aventure, le rookie a su se montrer décisif et de plus en plus régulier dans ses performances. Avec plus de 15 points, 7 rebonds et 3 assists, le dino est même apparu plusieurs fois à la première place du classement du ROY durant la saison.

Dans cette course, un autre candidat s’y est invité ! Du moins, on l’attendait logiquement à ce niveau. Il a fallu un peu de temps à Cade Cuningham pour qu’il prouve qu’il n’y avait pas d’autre choix que lui à la première place de la dernière Draft. Sa récente performance contre les Netsavec 34 points dont 29 points en seconde période ont su marquer les esprits. Dans une jeune équipe en apprentissage, Cade Cunningham prend ses responsabilités. Il attaque plus le cercle et distribue mieux la gonfle. En une saison déjà, il a connu une réelle progression et n’a pas succomber à la pression qui peut peser sur le 1st pick d’une Draft.

17,4 points de moyenne cette saison avec 25 matchs à 20 points ou plus, un record ! Sa montée en puissance durant le mois de mars fait de lui un parfait prétendant au titre de ROY.

Avant sa blessure, Evan Mobley se positionnait comme le favori pour ce titre, mais les discussions restaient encore ouvertes. Désormais, il n’est évidemment plus le ROY incontestable, mais il suffit peut-être d’une grande performance pour remettre les pendules à l’heure de l’Ohio. De retour vendredi pour affronter, on ne peut pas dire qu’il a rendu une belle copie. Chez les Nets de Brooklyn (7e), les Cavs (8e) ont craqué en fin de match contre l’équipe qu’ils reverront sans doute lors du Play-in. Peu de points et une raquette mal gardée, c’est ce que l’on appelle une participation contre-productive.

Sa blessure a joué contre lui dans un moment important de la saison, mais ce n’est évidemment pas la seule explication pour ne finalement pas donner le titre de ROY à Evan Mobley.

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