Rois de la défense, les Celtics bientôt au sommet de l’Est ? Anything is possible ! — Le Courrier de L’Analyste

par Teddy Perez

Cela fait plusieurs semaines que les Celtics régalent les amoureux de la défense et du beau jeu collectif. Actuellement 5e de la conférence Est, les joueurs d’Ime Udoka sont passés par des phases bien basses cette saison, avant d’enfin se trouver une mentalité de guerrier, où chaque homme connaît son rôle pour faire briller l’équipe. Et ce n’était pas une mince affaire avec l’arrivée d’un nouveau coach mais également après les critiques de Smart envers Jayson Tatum en début de régulière. 

Désormais, l’effectif est aussi solide que solidaire, et finalement plutôt bien organisé lorsqu’il se trouve au complet. Sur une série de 18 victoires en 21 rencontres, c’est la franchise à ne pas affronter en ce moment, et ça pourrait durer !

Soldat de la défense, pilote de l’attaque, Smart et Tatum au contrôle du backcourt – Photo : Brad Penner / USA TODAY Sports

Boston a retrouvé sa défense, son fer de lance sous les plus belles heures de l’époque Brad Stevens. 3e au defensive rating, l’équipe s’appuie sur les qualités de ses grands et polyvalents athlètes.

Le duo Robert Williams – Grant Williams, et le vieux soldat Al Horford, assurent à l’intérieur grâce à leurs lectures de jeu et leur mobilité. Les extérieurs ne sont pas en reste. Le pitbull Marcus Smart reste fidèle au poste. Il est ce premier rideau, celui qui aboie quand il le faut, le garant d’une défense collective qui tourne correctement. Jaylen Brown et Derrick White – la trop bonne pioche de cette trade deadline – emboîtent le pas dans ce qui fait la réussite des Verts & Blancs.

Une réussite défensive, mais pas que ! Et pour ce qui est de l’attaque, nos jeunes Celtics peuvent se référer à un Jayson Tatum taille patron – à seulement 24 ans. L’agent 0 des Celtics aux allures de Kobe enchaîne les belles performances, dans des matchs qui comptent. Celle qui marque : 54 points pour s’offrir les Nets de KD & Kyrie. Incisif et décisif, plus précis aussi dans ses choix de tirs, Jayson Tatum est le meilleur scoreur de la ligue depuis le All-Star break, avec 34.9 points sur cette période. Une statistique qui témoigne de sa bonne forme. Et il en fait profiter tout le collectif.

Un peu perdu depuis deux saisons et des tristes campagnes de Playoffs, l’espoir regagne du terrain chez les Celtics. Qu’ils soient techniques ou vocaux, les leaders portent un collectif vers les sommets de sa conférence. La ferveur au TD Garden y est même retrouvée ! Loin de se placer parmi les favoris au titre, nos compétiteurs du Massachusetts ont faim et promettent d’être redoutables en Playoffs. Et quand on les voit à l’œuvre, on peut affirmer qu’ils ont déjà pris leur Big Ticket pour l’événement du printemps !

Pop Art : “mouvement qui associe rigueur et beauté, créé par un homme pour le collectif, qui a fait les grands titres et l’histoire de son sport”

Ce samedi 12 avril 2022, Gregg Popovich est devenu le coach le plus victorieux de l’histoire de la NBA. Sur son terrain, dans sa maison texane, Coach Pop a remporté son 1 336e succès. Une victoire qui s’est jouée dans les dernières secondes (104-102) contre un Jazz qui menait pourtant de 14 points à quelques minutes de la fin. Mais les jeunes Spurs ont fait le travail pour offrir à leur entraîneur LA victoire qui lui manquait pour dépasser Don Nelson et devenir, un peu plus encore, une légende de notre sport.

Légende, c’est le mot pour qualifier Gregg Popovich, pour décrire son parcours, son palmarès, sa personnalité à part entière.

Un parcours qu’il a commencé à San Antonio en tant que manager général, avant de s’asseoir sur le banc prendre les commandes de l’équipe en 1996. 26 ans déjà, mais 26 ans et 2030 matchs seulement … Par rapport au podium des entraîneurs les plus victorieux, Gregg Popovich a établi un vrai record de précocité. Don Nelson a atteint les 1335 victoires après 31 ans d’expérience et 2 398 matchs. Lenny Wilkens a, quant à lui, eu besoin de 32 ans et 2 487 matchs pour remporter ses 1 332 wins.

Un palmarès donc, qui se résume par ses cinq titres NBA, par des stars du basket qu’il a su former, par une dynastie qu’il a bâtie. Disons même qu’on peut ajouter à son CV le titre de champion d’Europe 2013 de la France tant il a façonné le joueur qu’est devenu Tony Parker.

Une personnalité enfin, au fort caractère, aux fortes émotions. Un homme humble, énormément respecté, évidemment généreux pour apporter tant à ces générations de basketteurs qui se sont succédé.

Pop’ est un génie du basketball, un savant, un “sachant”, un artiste … et nous ne trouverons jamais trop de superlatifs pour lui déclarer toute notre admiration !

Gregg Popovich fêté en héros par ses joueurs au coup de sifflet final de sa 1336e victoire – Photo : Scott Wachter / USA TODAY Sports

La course au rookie de l’année : plutôt ouverte ou déjà jouée ?

À un mois de la fin de la régulière, les courses aux titres individuelles entament leur dernière ligne droite. Cette année, elles s’annoncent toutes plus indécises les unes que les autres, alors que l’on devrait enfin avoir quelques certitudes sur les noms à récompenser.

La course au rookie de l’année est, elle-aussi, très disputée bien qu’un favori tient la tête depuis plusieurs semaines.

Evan Mobley, l’intérieur des Cavaliers, donne cette folle impression qu’il joue dans la cour des grands depuis bien plus d’une saison dans la ligue. Son adaptation au plus haut niveau a été éclair et, dans cette seconde partie de saison plus complexe pour son équipe, il poursuit les grandes sorties. Les Cavs sont 6e de l’Est, lui tourne à pratiquement 15 points, 8.3 rebonds et 1.7 contre. Ça classe un joueur.

Mais derrière lui, ça joue très fort des coudes ! Avec ses 16.8 points et sa montée en puissance de ces dernières semaines, le 1st pick Cade Cunningham prend évidemment part au débat. Mais, bien que peu important dans cette course, le bilan des Pistons laissent à désirer.

Puis il y a les deux joueurs élus Rookie du mois de février, dans leur conférence respective, Josh Giddey à l’Ouest (pour la quatrième fois) et Scottie Barnes.

Le fin passeur et prince des triple-double d’OKC devrait lui aussi être juste pour soulever le trophée. Pour ce qui est du second, un autre freak, il a tout pour encore contester Mobley. Avec des Raptors compétitifs, Barnes a déjà su montrer ses atouts. Ses 15.2 points et 7.6 rebonds en plus de 35 minutes de jeu pourrait également lui permettre de voler la statuette au grand de l’Ohio.

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