Les Hornets piqueront-ils une place en Playoffs ? — Le Courrier de L’Analyste

par Teddy Perez

Il y a de ces équipes qui créent la sensation en cette fin de saison. Les Hornets en font clairement partie. Vivement mené par LaMelo Ball et Miles Bridges, ce collectif assure le spectacle et même les victoires ! Stoppés mercredi dans leur élan, les Hornets restaient sur cinq victoires consécutives, ce qui les installent confortablement dans la course au Play-in.

Miles Bridges et LaMelo Ball, les jeunes leaders assumés d’une équipe au porte des Playoffs – Photo : Brad Penner / USA TODAY Sports

Des victoires où les scores s’envolent. Car oui, la force des Hornets se situe bien en attaque. L’équipe possède le 8e offensive rating de la ligue (113.4 points), tout en jouant à un rythme effréné. Là encore, les Hornets se spécialisent dans l’attaque rapide. Quatrième de NBA à la pace, il est très difficile de les arrêter lorsqu’ils sont lancés !

Et il faut dire qu’ils ont toutes les qualités au sein de leur effectif pour évoluer ainsi. Lamelo, génie à la passe et friand des contre-attaques, aime trouver en première intention des Terry Rozier et Kelly Oubre Jr. qui déclenchent automatiquement de loin. Avec Miles Bridges, un des prétendants au titre de MIP, ces quatre joueurs cités culminent tous à 20 points ou plus de moyenne cette saison. Une statistique étonnante qui témoigne bien d’un effectif où l’attaque est reine, où les scoreurs pour accomplir leurs tâches offensives ne manquent pas.

Arrivés plus récemment dans l’équipe, l’intérieur Montrezl Harrell et Isaiah Thomas possèdent également une moyenne à plus de 20 points.

Après plusieurs voyages aux quatres coins du pays, Thomas a d’ailleurs pu signer un contrat garanti jusqu’à la fin de la saison. IT, connu pour ses réussites offensives et sa patte gauche inarrêtable, apporte tout ce qu’on attend d’un meneur remplaçant. Dans un effectif où on lui a enfin donné sa chance, il se donne au maximum en devenant le coéquipier humble et idéal pour laisser l’espace et la lumière aux plus jeunes. Mais, à l’image de l’équipe, il est loin d’être un expert en défense. Un souci qu’il faudra régler dans les années à venir pour figurer parmi les plus grands.

L’équipe s’est véritablement trouvée un bon mojo depuis l’arrivée de LaMelo Ball, déjà All-Star en saison sophomore. On pouvait en douter, et pourtant, LaMelo prend plus qu’au sérieux son rôle de jeune premier. En impliquant tous ses coéquipiers – Plumlee au pick and role et PJ Washington dans les airs ne vous diront pas le contraire – celui qui possède toujours un coup d’avance balle en main a su très rapidement se faire respecter dans la grande ligue.

Avec une fin de saison qui n’est pas encore jouée, où Atlanta 10e est à 36 victoires alors que les Bulls, 5e, sont à 41 succès, les Hornets de Ball & Bridges ne devraient pas ralentir le pas.

Il reste huit matchs aux hommes de James Borrego pour obtenir une 8e place de l’Est et jouer leur ticket en Playoffs dès le premier match du Play-in. Le 9e spot actuel garantit néanmoins à Charlotte une confrontation contre le 10e. Cela pourrait être les Hawks comme les Nets. Rien n’est donc joué pour accéder à la post-season, ce qui serait une première pour la franchise depuis 2016. Oui, les Hornets sont dans le ruche !

Sans Nando à l’Euro

Nando de Colo sera absent de l’Eurobasket 2022, qui se déroule dans quatre pays (l’Allemagne, la Géorgie, la République tchèque et l’Italie) du 1er au 18 septembre.

Une nouvelle qu’il avait annoncée il y a plusieurs mois déjà au sélectionneur Vincent Collet. Le joueur aux 185 rencontres sous la tunique tricolore avait besoin de souffler. Et comme on le comprend ! Nando de Colo, 35 ans en juin prochain, a connu une blessure à la main en début de cette saison avec le Fenerbahçe. Sa santé physique le rappelle petit à petit à l’ordre. Et son envie de passer plus de temps avec ses proches entre les intersaisons le pousse sans doute à décliner cette campagne en équipe de France.

Mais comment lui en vouloir, ne serait-ce qu’un peu … Son investissement avec les Bleus est remarquable. Chaque été, il a su se dépasser, même dans les moments compliqués entre 2015 et 2017. Joueur technique et intelligent, celui qui a brillé sur la scène européenne avec tant de grandes équipes, a largement pris à coeur son rôle de leader en EDF une fois que Tony Parker fut parti.

Son absence fera un vide dans la sélection vice-championne olympique. Pour autant, cela laisse une place vacante à l’arrière, un secteur qui ne manque pas de jeunes talents pour le remplacer. Elie Okobo, Théo Malédon ou bien même le spectaculaire Isaïa Cordinier en qualification sont pressentis pour intégrer l’équipe.

Nando de Colo ne prend évidemment pas sa retraite internationale, on l’attend donc de pied ferme lors des JO Paris 2024, lorsque le Nordiste sera officiellement devenu le meilleur scoreur de l’Euroleague.

Sueures froides pour Brittney Griner : détenue en Russie, la médaillée d’or attend son procès

Le 17 février dernier, la joueuse du Phoenix Mercury a été arrêtée en possession de cannabis sous forme d’huile dans un aéroport proche de Moscou. Un délit passible de 10 ans de prison selon la réglementation locale. Elle pourrait également risquer un autre type de sanction : passer cinq années en camp de travail, une nouvelle qui inquiète tous ses proches et fans.

Brittney Griner ne devrait pas porter de sitôt le maillot du Mercury – Photo Christian Petersen / Getty Images

Selon les dernières informations la concernant, un diplomate américain qui a rendu visite à l’athlète a assuré que Brittney Griner était en bonne santé et “restait digne” malgré les conditions de détention difficiles. Une détention qui durera jusqu’au 19 mai prochain, avant de vivre son procès en suivant en Russie.

Il faut l’avouer, ce sujet est hautement politique. Les Etats-Unis essaient de temporiser avec la Russie et ne tentent pas d’en rajouter tant que la situation infligée à Brittney Griner reste stable. Cependant, la famille de la joueuse souhaite que sa détention soit bien plus médiatisée.

Championne WNBA 2014 et double médaillée d’or olympique, l’intérieure a longtemps évolué dans le championnat russe en attendant les étés de WNBA. Elle a d’ailleurs été championne de Russie avec ses différentes équipes de 2016 à 2020. En février, elle revenait justement dans ce pays pour jouer avec l’UMMC Ekaterinbourg.

Teddy vous assist

Jamal Crawford et ses trois trophées de 6th man of the year, remportés en 2010, 2014 et 2016.

Jamal Crawford a-t-il sa place au Hall of Fame ? – Adrien M.

Jamal Crawford au Hall of Fame, une image qu’il m’est difficile à imaginer. L’artiste balle en main a marqué les esprits et a réalisé une belle carrière professionnelle et à 42 ans (même si on ne l’a jamais vu vieillir), il prend une retraite NBA bien méritée.

Pour autant, celui qui n’est jamais allé au-delà d’un deuxième tour en Playoffs, qui n’a donc pas connu de grands moments collectifs, peut-il envisager d’entrer dans le Panthéon des grands de la ligue ?

Pendant 20 ans, Jamal Crawford a été la définition même du showman, du remplaçant qui fait lever les foules et qui donne un second souffle à son équipe en entrant sur le terrain. Un joueur qui a rythmé le jeu sur les parquets NBA, avec les neuf maillots qu’il a portés, ainsi que les nuits de tant de passionnés.

Sa première partie de carrière, c’est celle où il a pu s’épanouir au scoring avec les Knicks et les Hawks. Celle où il était majoritairement titulaire. Celle où lors de la saison 2007-2008, il réalise sa meilleure moyenne avec 20.6 points par match en 80 représentations – toutes dans le cinq de départ.

Sa seconde partie de carrière, c’est celle où il s’est mué en sixième de luxe et où il a pu remporter ses trois titres de “6th man of the year”. Celle qui nous fait sûrement penser qu’une place au Hall of Fame pourrait lui être garder …

Mais restons pragmatiques, JCrossover ne possède aucun titre NBA, aucune sélection au All-Star Game, et aucune campagne de Playoffs marquante.

Certes, ses performances à 50 points ou plus dans quatre équipes différentes, du jamais vu, peuvent aussi peser dans la balance mais son CV reste un peu trop léger pour lui faire passer cette marche de l’excellence. Pour toutes les vestes que ses adversaires ont prises en jouant contre lui, pas sûre que Crawford puisse enfiler celle de Hall of Famer.

De nombreux grands noms n’ont pas encore été nommés au Hall of Fame, ne le seront peut-être jamais – désolé Laimbeer et le Sheed. D’autres ont eu ce privilège, en “first ballot” sans le mériter grandement. Nous verrons donc d’ici trois ans si Jamal fait partie de cette classe.

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