Frank Vogel est-il vraiment le problème ? — Le Courrier de L’Analyste

par Teddy Perez
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Cette semaine, plus que jamais, le coach des Lakers semblait jouer son poste lors de chaque rencontre.

Le poste de Frank Vogel aux Lakers ne tient plus qu’à un fil, d’après The Athletic. Photo : Harry How / Getty Images

À la lutte pour une place en Playoffs, le « Lake Show » ne trouve toujours pas la bonne formule pour faire fonctionner un groupe plein de qualités sur le papier. LeBron James se dépasse lors de cette régulière et permet à sa franchise de tenir le bilan à l’équilibre. Mais mises à part les performances individuelles du King, rien ne va dans la villa californienne.

Comme souvent, lorsqu’il est question de problèmes au sein d’un collectif, la première cible du management se trouve sur le banc. Non, nous ne parlons pas de Russell Westbrook dans le money time, mais bien du coach Frank Vogel. Sur la sellette, il essaie tant bien que mal de garder le contrôle sur son groupe.

Ces doutes, il les connaît finalement depuis plusieurs mois, mais lorsque ça gagnait à LA, il n’y avait pas de raison de mettre en cause sa compétence. Aujourd’hui, la pression a monté d’un cran.

Depuis son arrivée en 2019, jamais Frank Vogel n’a véritablement disposé des pleins pouvoirs dans cette institution. Il y a évidemment le poids de LeBron James ou de Rob Pelinka sur la gestion de l’effectif. Mais, à présent, cette lourde pression viendrait d’ailleurs.

Kurt Rambis, actuel conseiller spécial de la propriétaire Jeanie Buss, tiendrait un rôle bien trop important en interne. Quadruple champion NBA avec les Pourpres et dorés, l’intérieur assisterait aux réunions avec le coaching staff en visioconférence. Récemment, il aurait fait comprendre à Vogel qu’il n’était pas en accord avec son système « small ball » et qu’il préférait au contraire jouer plus grand et remettre DeAndre Jordan sur le terrain. Un discours aberrant qui pointe toute la difficulté à laquelle est confrontée Vogel au quotidien.

C’est dans ce contexte qu’évolue Franky, co-réalisateur de ce nouveau drame hollywoodien. Sa doublure David Fizdale pourrait éventuellement finir par lui voler la vedette. Avec un bilan de 1-5 en tant que head coach remplaçant cette saison, pas sûr que l’exercice prenne vraiment une meilleure tournure… Faute de mieux sur le marché des entraîneurs, se contenter de Frank Vogel serait peut-être l’option la plus sage.

Lusia Harris, unique en son genre

Lusia Harris, seule femme de l’histoire à avoir été officiellement draftée en NBA, nous a quittés ce mercredi à l’âge de 66 ans. Lusia Harris, un nom emblématique pour les puristes, mais qui manque sans doute de reconnaissance auprès du grand public.

La légendaire Lusia Harris. Photo : John G. Zimmerman / Sports Illustrated via Getty Images

On parle là d’une pionnière. L’intérieure s’est imposée dans l’histoire lorsqu’elle a été sélectionnée en 6e position du 7e tour de la Draft 1977 — soit le 137e choix — par le Jazz de La Nouvelle-Orléans. Elle n’aura finalement pas joué le moindre match dans la grande ligue, mais cela n’enlève rien à son joli CV.

Un an avant sa Draft, en 1976, elle avait inscrit les tout premiers points du premier tournoi olympique de basketball féminin. Avec ses coéquipières, Harris était repartie de Montréal avec la médaille d’argent.

Sa légende, elle l’a principalement construite à l’Université de Delta State, dans le Mississippi. Là-bas, elle a remporté consécutivement les trois titres nationaux (1975-1977). Cette école a également rythmé sa vie en dehors du terrain, puisqu’elle y a décroché trois diplômes en 1977, 1984 et 2014.

Pour finir en beauté la présentation d’une carrière aux multiples récompenses, Lusia Harris est devenue en 1992 la première femme et première athlète afro-américaine intronisée au Naismith Basketball Hall of Fame. La « Queen du Basketball » portait bien son surnom.

Joel Embiid et Nikola Jokic sur une autre planète, mais pour un même combat

Nos deux pivots étaient en concurrence directe pour le titre de MVP la saison dernière. À la régulière, c’est le serbe plus régulier qui l’avait remporté. Cette année encore, ces deux monstres réalisent des performances gargantuesques qui leur permettent d’accéder à nouveau aux premières places de cette course individuelle tant disputée.

Mercredi soir, ils ont voulu à tour de rôle montrer de leur superbe. Joël Embiid a fait sonner les cloches de Philly à Orlando en signant son record en carrière avec à 50 points en 27 minutes de jeu. Quant à Nikola Jokic, il a de nouveau flirté avec l’histoire en compilant 49 points, 14 rebonds et 10 passes. Un triple-double pantagruélique et une fin de match très clutch pour l’emporter sur les Clippers.

Malgré cela, Jojo & Jojo ont du mal à retrouver les hauteurs de leur conférence. Leaders quasiment irréprochables, ils portent sur leur dos bien costaud un collectif fragilisé, amputé du poste de meneur. Certes, pas pour les mêmes raisons.

Les Sixers sont 5e à l’Est et les Nuggets sont 6e à l’Ouest. Ce classement leur permet toujours de se qualifier pour les Playoffs, mais ces deux franchises ont connu bien mieux ces dernières années.

À trois mois de la post-season, il faut dire qu’il est difficile d’espérer plus qu’une demi-finale de conférence pour elles en 2022. La dure loi des problèmes en interne et de la concurrence effrénée pénalise ces deux projets qui peuvent pourtant compter sur deux immenses virtuoses du ballon rond.

Une sélection pour aller chercher la qualification

Ce jeudi, Vincent Collet a annoncé sa nouvelle liste pour le prochain rassemblement de l’équipe de France. Pour cette deuxième fenêtre de qualifications à la Coupe du Monde 2023, le coach a fait appel à du lourd, de l’athlète, du revenant et même un rookie bien spectaculaire

Vincent Collet, coach des Bleus. Photo : S. Mantey / L’Équipe

Parmi les joueurs convoqués, on retrouve le champion NBA et désormais parisien Axel Toupane. Il sera accompagné par trois de ses coéquipiers de la Coupe du Monde 2019 : Mathias Lessort, éblouissant en Eurocup, Amath M’baye et Louis Labeyrie.

Ils avaient fait forte impression en décembre dernier et sont reconduits pour cette nouvelle sélection. Isaia — Air — Cordinier, Mouhammadou Jaiteh, Nicolas Lang ou encore le Axel Julien vont pouvoir confirmer.

La nouvelle arrivée qui sera, à coup sûr, attendue par tous les fans d’un basket rapide et flamboyant, c’est celle de Sylvain Francisco. Le meneur de Manresa en Espagne est récompensé pour son très bon début de saison, marqué récemment par sa performance à 25 puntos contre Barcelone.

Les 13 joueurs — et 3 partenaires d’entraînement — viennent tout juste d’être dévoilés. On a déjà très hâte de les voir évoluer tous ensemble fin février lors d’une double confrontation face au Portugal.

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Jerami Grant pourrait être le joueur le plus convoité à l’approche de la trade deadline. Photo : Mark J. Rebilas / USA TODAY Sports

Q : Jerami Grant mérite-t-il tout cet engouement sur le marché des transferts ? — Léo P.

R : Jerami Grant figure sur la liste des joueurs qui auront probablement changé de maillot avant la trade deadline du 10 février.Après sa belle saison de calibre MIP l’an dernier (22 points par match en moyenne), Grant n’a plus vraiment sa place dans le projet des Pistons, tourné vers le meneur Cade Cunningham.

Il n’a jamais été All-Star. Pour autant, l’ailier de 27 ans suscite l’intérêt de pas moins de 12 franchises — c’est ce que rapportait Bleacher Report cette semaine.

Cette année, il passe pour la deuxième fois de sa carrière la barre des 20 points de moyenne par match. Un véritable signe de sa progression offensive. Seule ombre au tableau, Jerami Grant a été tenu un mois hors des parquets à cause d’une déchirure aux ligaments du pouce. Bientôt guéri de sa blessure, cela ne devrait pas effrayer les Front Offices intéressés.

Son contrat explique en partie pourquoi le joueur attise tant les convoitises. Jerami Grant est dans son avant-dernière année de contrat. L’an prochain, il touchera « seulement » 21 millions de dollars. Un salaire qui reste encore facile à encaisser si l’on tient compte tenu de sa possible valeur ajoutée à un effectif. Voilà pourquoi marchander avec des Pistons — très ouverts pour récupérer des picks de Draft en contrepartie — est une opportunité particulière.

Il y a enfin cette impression que Jerami Grant est ce joueur qui peut apporter directement à n’importe quelle franchise en manque d’inspiration offensive. Son jeu en isolation et en pick and roll a énormément progressé depuis son arrivée à Detroit.

Il reste désormais à voir si c’est le type de joueur qui saura aussi bien respecter la place qu’on lui accordera dans un nouveau roster. En cas de transfert, il devra se conformer à un statut qu’il a longtemps incarné lors de ses précédentes aventures en NBA — qu’il s’agisse d’un second rôle ou de moins.

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