Evan Mobley incarne tous les espoirs des Cavaliers — Le Courrier de L’Analyste

Mobley a déjà pris sa place en NBA, un regain d’espoir à Cleveland ?

par Teddy Perez

Evan Mobley a fait son entrée par la grande porte de la NBA. En quinze matchs, tous en tant que titulaire, le rookie impressionne. Il y a ses statistiques, évidemment : le garçon comptabilise 14,6 points par match, 8 rebonds et déjà 1,6 contre. Mais ce n’est pas que cela. Evan Mobley se montre très en confiance et décisif dans les grands moments. Une belle technique et un naturel pas si commun pour un mec de 20 ans de 2,13 m.

Evan Mobley, troisième choix de la Draft 2021 et parmi les favoris pour le titre de Rookie of the Year. Photo : Jacob Kupferman / Getty Images

Une entorse du coude l’éloignera entre deux à quatre semaines des parquets. Les Cavs devront donc faire sans leur leader défensif pour entamer ce que l’on appellera familièrement « les trois semaines de la mort »… Nets, Heat, Wizards, Jazz, Bucks, Bulls. Un programme chargé avant les fêtes de fin d’année et qui a commencé par une défaite contre Golden State. La blessure de Collin Sexton, qui manquera le reste de la saison après une opération du ménisque, ne les aidera pas non plus.

Cependant, c’est peut-être dans ce genre de défi que nous verrons la valeur d’un groupe aux apparences soudé. Les Cavs, qui réalisent leur meilleur bilan de début de saison depuis le départ de LeBron il y a trois ans, repartent enfin de l’avant. Grande nouvelle également, on ne s’ennuie plus en regardant jouer les Cavaliers.

JB Bickerstaff possède dans son effectif une pluralité de jeunes morts de faim à développer qui ont l’air assez complémentaires sur le parquet. Isaac Okoro, Darius Garland et Collin pour revitaliser les lignes arrières. Jarrett Allen, Evan Mobley et Lauri Markkanen pour dominer les raquettes. Une crèche, parfaitement gardée par le vétéran Ricky Rubio encore bien conservé, qui promet finalement un bel avenir dans l’Ohio.

Mettre en pole position Boulogne-Levallois, il n’y avait qu’un Vincent pour s’y coller !

Et si le leader de notre championnat français n’était pas celui auquel vous pensiez ? Les Metropolitans 92 sont en tête de la Betclic après huit journées de compétition. Cet été, Vincent Collet a repris les rênes d’un club, après s’être fait limoger par Strasbourg en 2020. Et l’arrivée de ce coach expérimenté a fait un bien fou aux Parisiens. Ce début de saison tonitruant de Levallois est assez inattendu.

Pour autant, lorsque l’on admire le jeu déployé, la défense tenace et le collectif aussi talentueux et équilibré, leur soudaine montée au classement n’a rien d’un hasard. Ils ont perdu leur premier match, mais depuis, les Metropolitans règnent sur le championnat. Sept victoires en sept rencontres, avec en prime une large victoire face à Monaco en début de saison et une dernière face à la solide défense de Limoges la semaine passée.

Vincent Collet, le chef d’orchestre derrière la symphonie des Metropolitans. Photo : Anthony Dibon / Icon Sport

Cette saison, le sélectionneur des Bleus peut compter sur des cadres de LNB en David Michineau et Nobel Boungou Colo tout en s’appuyant sur des recrues de haut niveau. Le meneur « puncheur » Will Cummings a su faire trembler les défenses dès ses premiers pas en France pendant que son collègue à l’intérieur, Vince Hunter, fait quant à lui trembler les paniers. Cet athlète est un rouage essentiel à l’effectif de Collet.

Si l’on parle aujourd’hui de cette équipe, c’est aussi parce que ce week-end, le plus gros défi de la saison se dresse devant eux. Boulogne-Levallois part dimanche affronter l’ASVEL à l’extérieur, actuellement deuxième avec six victoires pour deux revers. Et les visiteurs auront un coup à jouer face à des Lyonnais qui réaliseront deux matchs en trois jours.

Les Suns sur une magnifique passe : sans bruit ni éclat, ils redeviennent les premiers de la classe

Les certitudes conquises l’année passée leur permettent d’assurer bon nombre de leurs victoires, dans des money times où Devin Booker et CP3 s’illustrent de manière assez clutch. Le jeu du groupe de Monty Williams et les rôles de chacun n’ont pas changé. C’est donc en s’appuyant sur ce qui a marché — un collectif complémentaire et bien huilé — que les Suns rayonnent sur ce mois de novembre.

À la suite de leur double confrontation contre les Mavericks, les succès des joueurs de la Valley se portent à onze consécutifs. Et, même s’ils n’ont pas disposé d’un difficile calendrier, cela leur permet de penser à autre chose qu’aux incidents extrasportifs de leur management.

Malgré l’enquête qui vise le propriétaire de la franchise, Robert Sarver, l’équipe se concentre seulement sur le terrain, et elle s’en sort plutôt bien.

Teddy vous assist

Vos questions, nos réponses. Chaque semaine, nous répondons aux questions que vous nous avez envoyées par mail ou sur nos réseaux sociaux. Pour nous faire parvenir vos questions, envoyez un mail à contact@lanalyste.fr

Après avoir été un duo de rêve, Stephen Curry et Kevin Durant (re)deviennent des rivaux de rêve. Photo : Santiago Mejia / San Francisco Chronicle

Q : Pensez-vous que LeBron James prendra sa retraite en tant que meilleur scoreur All-Time ? — Vincent A.

R : LeBron James est actuellement le 3e meilleur scoreur de l’histoire de la NBA. Avec plus de 35 500 points au compteur, il pourrait dépasser le postier Karl Malone (36 928) dès la fin de la saison. Et pour monter à la première place de ce classement, c’est-à-dire s’attaquer au grand Kareem Abdul-Jabbar, il faudra atteindre plus de 38 387 points. Voilà pour le rappel des scores, voyons désormais si cela est réalisable.

À bientôt 37 ans, King James vient d’entrer dans sa 19e saison dans la ligue et connaît depuis deux ans maintenant des périodes de blessures récurrentes. Avant d’arriver aux Lakers, le cyborg n’était pas un patient fidèle de l’infirmerie, mais en vieillissant, ses habitudes ont bien changé. Si l’on n’a jamais trop douté de sa longévité sur un parquet, il faut assumer le fait de voir Sa Majesté se fatiguer. LeBron a besoin de davantage de temps pour récupérer, c’est certain. Ses absences répétées ne peuvent que l’empêcher de monter à ce classement des plus grands marqueurs.

Néanmoins, lorsqu’il est sur un terrain, LBJ ne fait pas les choses à moitié. Encore l’an passé dans une saison compliquée, il a su collectionner les pointes à plus de 30 unités (9 matchs) et a fini à 25 points par match — sa plus basse moyenne depuis sa saison rookie.

Oui, LeBron est sur la pente descendante. Mais s’arrêter de scorer n’est pas dans ses plans. Marquer des paniers, cela signifie aussi marquer l’histoire. Une histoire qui nous a d’ailleurs appris qu’au jeu des paris, surtout lorsqu’il est question de panier-ballon, il ne faut jamais miser face à LBJ. Certes, il lui faudra sûrement encore trois saisons pour prendre la tête de ce classement. Mais ce record, que l’on pensait indétrônable, le Roi va s’asseoir dessus.

Q : Avec les performances de Curry et KD, une finale Warriors-Nets ne ferait-elle pas rêver ? — Steve

R : Imaginer Durant atteindre les Finales NBA avec des Nets qu’il aurait portés sur ses fines épaules relève déjà d’un sacré défi. Et si ce monstre se retrouve en plus face à son ex-coéquipier au sommet de son art et contre la franchise qui l’a fait gagner, là, il y a de quoi en saliver.

Depuis le début de la saison, Stephen Curry et Kevin Durant témoignent respectivement de leur immense talent. Leurs accomplissements dans la grande ligue sont loin d’être révolus. Preuve en est, avec des franchises qui se classent dans les hauteurs de la NBA, ces deux extraterrestres — joueurs de la semaine début novembre — se disputent pour le moment le trophée de MVP.

Un mois de compétition et les performances légendaires pleuvent déjà ! Le « Magic » 11/12 en dormant de KD, les 50 points et 10 passes face aux Hawks de Curry, ses cartons quotidiens derrière la ligne à trois points ou bien son récent 37 points en 29 minutes pour justement cuisiner les Nets de son pote le Cupcake…

À 33 ans, les Champions 2017 et 2018 occupent la couverture de la ligue. Les penser en Finales serait toutefois très osé. Certes, les Warriors dominent l’Ouest avec le retour au jeu fluide et collectif du côté de la Baie, mais la forte concurrence ne compte pas se laisser faire.

De la même manière, dans cette régulière qui ne fait que commencer, des leaders de l’Est manquent à l’appel et des franchises surprises viennent mettre leur grain de sel. Sans déployer un « beautiful basket » et toujours orphelins de Kyrie, Brooklyn ne peut pour le moment qu’imaginer les Finales NBA dans ses plus beaux rêves…

Écouter cet article

Lisez aussi

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Accepter En savoir plus