Le Paris « show » Basketball est bien lancé !

par Morgan D.

Pour le compte de la neuvième journée de Betclic Elite, le promu parisien recevait le club historique du Béarn à la Halle Carpentier. Pour cette rencontre alléchante, le Paris Basketball a mis les petits plats dans les grands en organisant un match à thème autour du stand-up. Retour sur cette soirée riche en rires et en dunks.

Le Paris Basketball, porté par Ismaël Kamagaté, est venu à bout de l’Élan béarnais dimanche 21 novembre sur le score de 89 à 76. Photo : Paris Basketball

Le Paris Basketball continue d’affirmer son identité singulière avec un nouveau match à thème. Ce dernier a mis à l’honneur le stand-up parisien avec trois jeunes humoristes : Rey Mendès, Julien Sabas, et Certe Mathurin. Grâce à des punchlines bien senties, les trois artistes ont déclenché de nombreux rires sous un chapiteau proche du terrain officiel du club francilien. Cet événement s’inscrit parfaitement dans la communication urbaine et jeune du club de la capitale.

Après les rires, place à la vérité du terrain. L’affiche opposait le Paris Basketball sur une bonne dynamique — notamment après une victoire de prestige face à l’ASVEL — à un l’Élan Béarnais, cinquième du classement, qui enchaîne les victoires à l’arraché. Dès le début de la rencontre, un ancien pensionnaire de NBA s’illustre, Kyle O’Quinn. Le barbu américain fait parler son expérience en inscrivant deux trois points et en délivrant deux somptueuses passes.

Très vite, le promu prend les rênes de la rencontre en imposant un tempo infernal (14-4), mais la formation paloise réussit à s’accrocher et à stopper l’hémorragie du début de rencontre.

Le reste de la première mi-temps est plus accroché grâce au rôle prépondérant de l’intérieur palois Vitalis Chikoko (10 points et 2 rebonds à la mi-temps). Mais les hommes de Jean-Christophe Prat restent maîtres de la rencontre avec une insolente réussite à trois points. Grâce à deux actions fougueuses du jeune Juhann Begarin, le club de la capitale rentre au vestiaire avec un peu d’avance (48-43).

Pau-Orthez retrouve des couleurs dès son retour sur le parquet. Les hommes d’Eric Bartecheky punissent violemment les errements défensifs du jeune club parisien grâce à un D.J. Strawberry en confiance derrière la ligne à trois points.

Le Paris Basketball résiste à l’aide d’un public en communion avec ses joueurs et d’un Ismaël Kamagaté impérial. Le jeune pivot français ne cesse d’impressionner en proposant une défense rugueuse, des dunks ravageurs et en collectant des rebonds précieux. Il finit la rencontre avec une ligne de statiques fournie : 18 points, 2 passes, 7 rebonds et 1 contre pour 27 d’évaluation.

Paris conclut le troisième quart-temps avec autorité et passe devant au tableau d’affichage (68-60). Le dernier acte de cette confrontation est une guerre de position. Les deux équipes renforcent leurs défenses et les fautes se multiplient. Mais les Palois gâchent de nombreuses occasions de revenir à cause d’une adresse désastreuse à longue distance.

Le supplément d’âme du Paris Basketball fait la différence, à l’image des nombreux lancers francs convertis. L’Élan Béarnais, résigné, laisse filer la victoire au promu parisien qui remporte son deuxième match de suite en championnat à domicile.

Une journée réussie pour le club de David Kahn et Éric Schwartz qui se donne de l’air au classement (15e) juste avant la trêve internationale. C’est aussi une victoire face à un projet concurrent, car le mythique club palois est récemment passé sous le giron du groupe américain Counterpoint Sports Group.

Une rivalité à long terme est-elle en train de naître ? En tout cas, le Paris Basketball continue d’imposer sa particularité sur le terrain, en tant que formation proposant un jeu spectaculaire et énergivore. Son identité s’établit également hors du terrain, en créant des événements culturels novateurs dans le basket français. Le Paris Baskeball est vraiment le nouveau show incontournable de la capitale.

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