Le Chicago Sky au septième ciel — Le Courrier de L’Analyste

par Teddy Perez

Dimanche soir se tenait l’épilogue de la 25e saison de WNBA. Le Chicago Sky a remporté le Game 4 décisif des Finales WNBA en réalisant un joli comeback face au Phœnix Mercury de Diana Taurasi. Une victoire qui a permis aux joueuses du coach James Wade de décrocher le premier titre de l’histoire de la franchise sur le score de 3 à 1.

Candace Parker, de nouveau championne, a laissé exploser ses émotions. Photo : Stacy Revere / Getty Images

Les coéquipières de la MVP des Finales Kahleah Copper n’étaient pas données favorites à l’entame des Playoffs. Et malgré sa sixième place en fin de régulière (16V-16D), le Sky a finalement pu côtoyer les étoiles. Une surperformance que l’on doit à un collectif de joueuses expérimentées, dont l’excellente shooteuse longue distance Allie Quigley et, évidemment, un certain numéro 3.

La légende des Sparks, Candace Parker, avait surpris tout le monde en rejoignant Chicago, la ville de son enfance, après treize années passées à LA. Ce succès couronne pour la seconde fois de sa carrière cette ailière qui a tout connu dans la ligue et qui appartient désormais au Top 25 des joueuses de WNBA de l’histoire. En parfaite harmonie avec la Mamba Mentality, elle s’est empressée de rendre un vibrant hommage à Kobe Bryant et Gigi.

La FIBA vers une réconciliation historique avec le vieux continent ? La NBA en juge de paix

La FIBA a réuni autour de la même table le dirigeant de l’EuroLeague Jordi Bertomeu et celui de la NBA, Adam Silver, il y a de cela un mois. Voilà la nouvelle qui nous a été cachée et enfin dévoilée en cette fin de semaine. Dans le but de créer une unification au sein du basketball européen, les cadres des trois partis se sont rencontrés à Madrid, soulevant ainsi de nombreuses questions.

Les rumeurs lancées par le journal espagnol Marca présentaient ce projet comme la volonté d’Adam Silver d’implanter sa NBA avec une ligue supplémentaire en Europe. Cela ne serait finalement pas dans ses plans. Du moins, pas de la même manière que ce que la ligue a réalisé en Afrique avec la BAL, par exemple.

Cette rumeur rapidement démentie par la FIBA, la NBA jouerait plutôt un rôle de conseiller expérimenté dans ces discussions, notamment sur des questions de business et de développements ambitieux. Un regard extérieur qui faciliterait aussi la coopération entre la FIBA — avec qui la NBA entreprend des initiatives innovantes — et l’EuroLeague, qui s’est éloignée de la Fédération internationale. Un atout donc pour populariser le Basket européen sur ses propres terres.

Malgré tout, il y a de quoi s’interroger sur les bienfaits de ces retrouvailles entre la FIBA et les instances dirigeantes du basketball européen. Car si Jordi Bartomeu participait à ces échanges, les représentants des clubs d’EuroLeague étaient, quant à eux, absents. La deuxième meilleure ligue du monde connaît en effet quelques problèmes financiers. Ses acteurs sont en froid avec leur président espagnol. Cette réunion secrète pourrait de nouveau fragiliser leur relation avec Jordi Bartomeu, qu’ils essaient justement de mettre à la porte depuis plusieurs mois.

Le Chef cuisine tout Los Angeles : et si c’était lui le gouverneur de Californie ?

À chaque fois que l’on revoit Curry sur un parquet, la même pensée nous revient toujours en tête. Il faut peu de temps pour s’en rappeler : Stephen Curry est un extraterrestre, on ne peut pas l’arrêter.

Le double MVP a démarré sa treizième saison dans la grande ligue avec cette envie de rappeler qui a été le patron de la dernière décennie, et que cette dynastie pourrait reprendre ses droits cette année. En attendant le retour de Klay Thompson, Steph peut s’aider de ses fidèles guerriers Draymond et Andre pour retrouver l’âme d’une équipe qui a marqué notre sport à tout jamais. Les autres soldats ont bien changé, mais l’espoir d’amener cette franchise au sommet de la NBA reste intact.

L’année passée, le meilleur scoreur de la ligue (32 points de moyenne) n’avait pas su guider les jeunes Warriors jusqu’en Playoffs. Cette saison, les ambitions ont été revues à la hausse. Et cela s’est concrétisé dès leurs deux premières rencontres. Un succès face aux Lakers où le meneur a fini en triple double (21 points, 10 rebonds, 10 assists), bien secondé par un Jordan Poole à 20 pions. Puis une seconde victoire 115 à 113, contre les Clippers cette fois-ci, avec un Curry plus chaud que jamais. 45 points et 10 rebonds pour l’artificier.

Stephen Curry a sorti le grand jeu, dans la nuit de jeudi à vendredi, pour inaugurer le nouveau maillot des Warriors. Photo : Jose Carlos Fajardo / Bay Area News Group

Il s’est passé de nombreuses choses dans la planète NBA depuis sa fraîche reprise. Mais revoir un Stephen Curry aussi incandescent que lorsque nous l’avions quitté, cela nous avait particulièrement manqué. Et quand Golden State gagne, la nostalgie reprend le dessus. Celle d’une époque qui n’est finalement peut-être pas révolue…

Teddy vous assist

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L’absence d’extension de Deandre Ayton pourrait menacer l’avenir des Suns. Photo : Christian Petersen / Getty Images

Q : Deandre Ayton méritait-il un contrat maximal ? — Hugo P.

R : Pour rappel, durant l’intersaison, les joueurs de la promotion 2018 étaient éligibles à une extension de contrat. Deandre Ayton, après une troisième saison en double-double et une première campagne de Playoffs quasiment parfaite, espérait au moins 170 millions de dollars sur cinq ans. Une attente logique du Bahaméen, drafté en première position, puisqu’il a pu voir Luka Doncic, Trae Young ou encore Michael Porter Jr signer des contrats avoisinant cette même somme.

Oui, Deandre Ayton avait la légitimité de rejoindre à cette caste-là, celles des rookies premiums qui se voient offrir la fameuse extension maximale. Il l’a prouvé en Playoffs, lors desquels il s’est montré à la hauteur des attentes placées en lui à sa Draft.

Le Front Office de Phoenix a pris un risque, elle devra attendre l’été prochain pour tenter de le re-signer en tant qu’agent libre protégé. Il pourra signer un contrat de quatre ans pour 133 millions de dollars. Une belle économie pour Robert Sarver, par rapport aux 202 millions qu’il aurait pu payer si Ayton avait été sélectionné dans une All-NBA Team après la signature de son extension rookie.

Toutefois, puisqu’il se dit très mécontent du management des Suns, Deandre Ayton pourrait également choisir de prendre sa qualifying offer de 16,4 millions de dollars pour devenir agent libre non restreint en 2023.

Les franchises intéressées par ce profil, et il y en a un paquet. À la restricted Free Agency, l’été prochain, elles feront tout pour faire grimper les enchères et voir si Phoenix sera prêt à céder son jeune big man — ce qui semble difficilement envisageable. S’il est libre en 2023, la franchise aura certainement beaucoup de mal à le retenir.

Alors que Robert Sarver a refusé les demandes d’Ayton, il a pourtant bien mis la blinde sur Mikal Bridges. L’ailier de la même cuvée a effectivement accepté une offre de 90 millions de dollars sur quatre ans. Un choix logique pour un joueur tout autant essentiel à l’équilibre de Phoenix. Fraîchement arrivé, Landry Shamet a également signé son extension, pour 43 millions de dollars sur quatre ans.

Ayton méritait symboliquement ce contrat, mais est-il un de ces intérieurs chez qui mettre toute sa fortune peut se révéler être très risqué ? Davantage sujet aux blessures et parfois rapidement éclipsé d’un projet, le poste intérieur est aussi crucial qu’il est injuste en NBA. Et Deandre en a fait les frais…

Alors que ses coéquipiers ont réussi à s’entendre avec la franchise, Ayton est en droit de se sentir frustré par l’issue de l’intersaison. Ces négociations auront certainement un impact sur la saison à venir, puis sur l’avenir à plus long terme des Suns. Reste à voir s’il est positif ou négatif, dans quel cas Phoenix devra chercher à minimiser la casse.

Q : Si je ne devais suivre qu’une équipe cette année, laquelle ce serait ? — Guillaume T.

R : Le choix n’est pas facile mon cher Guillaume, d’autant plus que mon conseil s’appuie sur des suppositions. Trente franchises, plusieurs sont alléchantes, mais une a particulièrement des raisons de retenir ton attention cette année.

Partons donc dans le Tennessee câliner des Grizzlies ! Là-bas, on retrouve un Ja Morant déjà chaud bouillant pour débuter sa saison. Il nous a gratifiés d’un récital offensif pour ouvrir la saison. Le bondissant Morant a inscrit 37 points face aux Cavs et nous a offert quelques highligts en haute altitude. Le garçon entame parfaitement sa troisième saison professionnelle, peut-être celle qui le positionnera définitivement parmi les grands futurs de la ligue. Une sélection de All-Star et une deuxième qualification consécutive en Playoffs sont tout à fait envisageables.

Rien que pour lui, je suivrais Memphis. Mais ce n’est pas tout. Les oursons n’avaient pas eu la chance de compter sur leur intérieur Jaren Jackson Jr la saison dernière, à quelques matchs près. Cette fois-ci, le triple J est bien là et aura de la place dans la raquette pour le montrer. Exit Valenciunas, Jackson Jr devrait tout exploser en attaque tout en formant un jeune duo très excitant avec Ja Morant. Intérieur moderne, il a tout pour s’imposer dans cette ligue. Le voir progresser sera certainement très excitant.

Enfin, au sein de la Jungle de l’Ouest, les Grizzlies auront à cœur de marquer le coup d’entrée de jeu. Bien sûr, ils voudront se faire respecter par les cadors de leur Conférence, et ils ne peuvent le faire autrement que par la victoire. Ils n’ont rien à perdre, tout à gagner, en particulier une belle complicité dans la continuité de ce qu’ils ont déjà prouvé. Suivre Memphis, c’est peut-être s’attacher à la « Feel-Good story » de la saison.

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