Quels seront les prochains visages de l’écurie de Cleveland ?

par Yohann Blain Constantin
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À la sortie d’une nouvelle saison encore mitigée pour les hommes de l’Ohio, la reconstruction entamée depuis l’été 2018 et le départ de LeBron James semble mettre du temps à décoller. Malgré des progressions individuelles intéressantes, pour Colin Sexton et Darius Garland notamment, les résultats ne sont toujours pas ceux espérés. Ce qui amène d’ailleurs à de nombreuses questions et réflexions concernant l’avenir des Cavaliers. Interrogations pour lesquelles nous allons essayer de répondre dans cette preview.

2020-2021 : une cuvée mi-figue, mi-raisin.

Malheureusement pour les fans des Cavs, mais la dernière saison écoulée fut une nouvelle fois difficile à suivre pour les amoureux de cette franchise. Avec un bilan de 22 victoires pour 50 défaites, les hommes de JB Bickerstaff ont terminé à une décevante treizième place de la conférence Est, devançant seulement le Magic d’Orlando et les Detroit Pistons. Pourtant, le début de saison des hommes de J.B Bickerstaff était plutôt de bonne facture. Les Cavs possédaient un bilan presque équilibré de 9 victoires et 11 défaites, et étaient même à la lutte pour une place en Play-in.

Mais le bonheur ne dure jamais bien longtemps sur les terres maudites de l’Ohio. Fin janvier, coup de tonnerre, au terme d’un entretien Koby Altman et André Drummond décidaient mutuellement de se séparer. « Dédé » qui réalisait un très bon début de saison, une des pièces maîtresses du système Bickerstaff, ne souhaitait plus vouloir jouer sous la tunique des Cavaliers. Ajoutez à cela les problèmes récurrents de blessures concernant Kevin Love, seulement 25 matchs joués pour l’ailier fort, et vous retrouvez un groupe jeune et fragilisé sans vraiment de leader pour mener la jeune garde de Cleveland.

La suite de la saison sera donc plus difficile, avec seulement 29 % de victoires entre février et mars, la qualification pour une place en Play-in devient inenvisageable pour la franchise et doit de nouveau se projeter sur un hypothétique haut choix de Draft à la prochaine loterie.

Collectivement, les hommes de J.B Bickerstaff trustent les bas-fonds de la ligue. Les Cavaliers a terminé l’exercice passé avec le quatrième plus mauvais bilan de la NBA. Ajoutez à cela, ils étaient l’attaque la moins prolifique de toute la ligue avec 103,3 points inscrits par match classant ainsi Cleveland au 28e plus mauvais rating offensif de la NBA. Ces soucis offensifs viennent principalement du fait que les coéquipiers de Sexton furent l’une des plus mauvaises équipes derrière l’arc. 29e équipe en trois points inscrits, 30e au pourcentage, dans une NBA où le tir primé est l’arme indispensable de réussite, les Cavaliers ne pouvaient pas atteindre leurs objectifs avec de si faibles totaux.

Le désormais vétéran de l’équipe, Kevin Love, en discussion avec son coach JB Bickerstaff.

Mais tout ne fut pas si négatif. Même si les chiffres collectifs attestent d’une certaine faiblesse, il n’en demeure pas moins que du côté individuel les Cavs enregistrent quelques satisfactions. Tout d’abord, la saison de Collin Sexton, qui ne cesse de progresser depuis qu’il foule les parquets NBA. Avec plus de 24 points et presque 4,5 passes par rencontre à 45% aux tirs et 37% depuis le Cleveland Stadium, Sexton réalise tout simplement la meilleure saison de sa jeune carrière. Un scoreur régulier qui peut marquer dans presque toutes les situations s’offrant à lui. Du drive au catch and shoot, du pull-up en passant par des petits floaters, la panoplie de l’ancien guard d’Alabama est complète. Seul bémol ? Sa défense encore trop irrégulière.

Autre satisfaction pour la franchise Wine and Gold vient du compère de Collin Sexton en la personne de Darius Garland. Ce dernier sortait d’une saison rookie compliquée et quelques interrogations fleurissaient à son sujet. La réponse de l’ancien meneur de Vanderbilt ne se fit pas attendre concluant l’exercice 2020-2021 avec 17.5 points et plus de 6 passes. Et surtout une progression remarquée après le All-Star break où il a terminé les 26 derniers matchs de la saison avec presque 19 points de moyenne, le tout à 46% aux tirs et 42 % derrière l’arc avec un échantillon de tirs conséquents. Il faut ajouter à cela plus de passes décisives et également 1,5 interception de plus par rencontre. Prometteur.

Les premiers pas d’Isaac Okoro en NBA ont démontré les qualités connues du joueur, de la défense, de l’énergie, la capacité à finir au cercle, et surtout une agressivité offensive développer au cours de la saison, concluant les 9 derniers matchs du dernier exercice à plus de 16 points de moyenne, même si ces chiffres doivent être à relativiser à cause de la blessure de Garland en fin de saison, mais ce qu’a laissé entrevoir l’ancien ailier d’Auburn sur cette courte période est encourageant.

L’arrivée en cours de saison de Jarrett Allen, à la suite du trade de James Harden, a laissé entrevoir les prémices d’une entente avec Darius Garland sur pick and roll assez savoureuse à regarder.

Maintenant que nous sommes revenus dans les grandes lignes sur la saison 2020-2021 de la franchise de Dan Gilbert, penchons-nous sur ce qu’il s’est passé cet été. Et comment Koby Altman a tenté de préparer au mieux l’avenir …

Intersaison 2021-2022 : Les douze travaux de Koby Altman

ArrivéesDéparts
Evan MobleyLarry Nance Jr.
Lauri MarkkanenMatthew Dellavedova
Ricky RubioTaurean Prince
Denzel ValentineIsaiah Hartenstein
Kevin Pangos
Tacko Fall

Mobley le nouveau joyau de la couronne ?

Grâce à une loterie favorable, les Cavaliers ont obtenu le troisième choix de la dernière draft. Il faut remonter à 2014 pour voir Cleveland si bien classé à la draft. Une troisième place leur permettant de sélectionner un très haut talent. Cade Cunningham pris par les Pistons, Jalen Green sélectionné par les Rockets, le choix fut évident pour Altman et son équipe en sélectionnant Evan Mobley, un intérieur mobile et défensif qui sort d’une campagne de grande qualité avec USC. Auteur de 16,4 et 8,7 rebonds et 2,9 contres par rencontre, le jeune espoir à impressionné par sa mobilité, sa capacité à switcher sur plusieurs types de joueurs en défense, il représente une vraie menace défensive pour ses adversaires avec ses qualités de dissuasion. Mais l’intérieur n’est pas qu’un monstre défensif.

Il possède également un répertoire assez varié au niveau offensif, avec de belles finitions et un joli toucher de balle, pour preuve plus de 61% de réussite sur ces tentatives à 2 points l’an dernier avec USC. Même s’il est encore irrégulier sur cet aspect du jeu, Mobley possède un shoot et peut déjà sanctionner à l’extérieur sur des situations de pick and pop. Mais pour devenir une vraie menace offensive dans la NBA d’aujourd’hui il devra travailler et renforcer cet aspect de son jeu. Le futur numéro 4 des Cavaliers possède aussi un Q.I basket très développé des deux côtés du terrain, en atteste ces presque trois passes décisives par rencontre. Le talent de Mobley est indéniable, des comparaisons avec Anthony Davis sont même évoquées. Mais la situation actuelle de la franchise lui permettra-t-il de dépasser les attentes et d’atteindre son potentiel maximum. Une interrogation intéressante à suivre pour Cleveland dans les prochaines années.

Le long Evan Mobley enfilera des couleurs qui lui seront nostalgiques pour ses premiers pas dans le grande ligue.
Photo : Jayne Kamin-Oncea / Getty Images

Le calme avant la tempête ?

À l’aube de cette intersaison, beaucoup d’interrogations se posaient sur l’avenir des Cavs et de certains de ses membres.

Tout d’abord, le cas épineux de Kevin Love. L’ailier fort champion en 2016, aux côtés de LeBron James et Kyrie Irving, seul rescapé, à ce jour, de cette formidable épopée. Or, aujourd’hui sa situation pose un problème, car il apparait évident aux regards de nombreux observateurs que l’avenir de l’ancien All-Star s’inscrit loin de la Rocket Mortage FieldHouse. Il y a les nombreuses blessures et le manque d’entente évidente avec les jeunes de l’équipe, notamment Collin Sexton. Mais aussi son attitude et son body-language interrogent. Son esprit est clairement tourné vers d’autres horizons. Des discussions ont pourtant eu lieu durant cette intersaison sur un possible buy-out, mais Love a refusé toute négociation avec son général manager, souhaitant obtenir l’intégralité de son contrat. Altman espèrerait toujours de pouvoir transférer son joueur, afin de définitivement clôturer l’ère LeBron James et de pouvoir se concentrer sur la reconstruction de la franchise. Malheureusement, sa condition physique déclinante à l’instant T et le contrat onéreux de Kevin Love font que les offres sont extrêmement rares et qu’un départ n’est pas à prévoir dans le très court terme pour l’ancien poste 4 de Minnesota.

Mais Love ne fut pas le seul joueur évoqué dans les rumeurs de transfert au cours de cet été. Collin Sexton, meilleur scoreur de l’équipe la saison passée, interroge. Ses qualités au scoring ne sont plus à démontrer, mais cela en fait-il un franchise player pour autant ? Lui qui était en droit de recevoir une importante prolongation contractuelle n’a rien reçu venant de la part de son management, préférant prolonger Jarrett Allen. Un choix qui peut étonner, mais qui n’apparait pas si surprenant finalement avec toutes les rumeurs concernant un possible trade le concernant. Tout d’abord il était, à priori, l’une des priorités des New-York Knicks lors de cette intersaison, mais les propositions faites par le board New-Yorkais n’ont clairement pas séduit les dirigeants de Cleveland et les négociations restèrent au stade des simples discussions. Ensuite, lorsque Ben Simmons a récemment déclaré ne plus vouloir rejouer pour les Sixers, Koby Altman s’est renseigné auprès de Daryl Morey en proposant Sexton dans la transaction, mais le GM des Cavs fut vite refroidi par la gourmandise de l’ancien dirigeant des Rockets. À bientôt 1 mois de la reprise de la saison, le combo guard devrait sans vraiment de doute possible débuter la saison au côté de Darius Garland. En revanche, beaucoup moins de certitudes sur le fait qu’il fasse l’entièreté de la régulière aux Cavs. Et pour cause, vu qu’aucune prolongation n’a été transmise, Sexton se présentera alors comme agent libre restreint lors de la free agency 2022, avec le risque de le laisser partir sans la moindre contrepartie.

Ils n’ont pas les mêmes enjeux mais Darius Garland et Kevin Love ont des comptes à rendre cette année.
Photo : Garrett Ellwood / NBAE via Getty Images

Koby Altman sur le qui-vive !

Pour évoquer le marché des transferts des Cleveland Cavaliers, commençons par l’ordre chronologique des évènements. Après avoir drafté Evan Mobley en troisième position, Koby Altman n’est pas resté inactif lors de cette soirée. En effet, une fois l’intérieur acquis, le GM a conclu un deal avec les Timberwolves afin de récupérer Ricky Rubio en échange de l’ailier Taurean Prince. L’expérimenté meneur espagnol va apporter toute sa science du jeu et conseiller ces jeunes coéquipiers du back-court que sont Darius Garland et Collin Sexton. L’international ibérique vient renforcer une seconde unit orpheline du départ de Matthew Dellavedova. Sans faire injure à l’Australien, mais l’acquisition de Rubio dans ce rôle de patron du banc est une vraie plus-value dans la rotation de J.B Bickerstaff.

L’autre évènement de cette intersaison, c’est la prolongation pour cinq ans de Jarrett Allen pour 100 millions de dollars, dès l’ouverture du marché des transferts. Vu la rapidité de la signature, il parait évident que Koby Altman voulait absolument garder son jeune pivot après l’avoir récupéré auprès des Nets. La cohésion et l’entente développer au cours des derniers mois de compétition avec Darius Garland et aussi pouvoir l’associer à Evan Mobley au poste de pivot, a certainement séduit le GM des Cavaliers. Une association qui soulève tout de même quelques interrogations dont nous essaierons d’y répondre un peu plus loin dans cette preview.

Koby Altman et son nouveau protégé Evan Mobley lors de la conférence de presse de présentation de ce dernier.

Cependant le travail de Koby Altman n’était pas terminé pour cette intersaison. Dans le courant du mois d’août, alors que le microcosme de la NBA somnole, les Cavaliers associés aux Blazers et aux Bulls via un sign and trade trouvent un accord à trois équipes pour conclure un échange. Derrick Jones Jr. prend la direction de l’Illinois, Lauri Markkanen débarque quant à lui du côté de l’Ohio et Larry Nance rejoint la bande de Damian Lillard. Un trade que peu d’observateur avait anticipé, surtout pour un départ de Larry Nance Jr, qui apparaissait comme un élément indispensable de l’effectif de Bickerstaff, surtout d’un point de vue défensif et de facilitateur. C’est une perte importante pour les Wine and Gold, dans le jeu, mais aussi dans le cœur des fans, qui avait fait de Nance Jr l’un de leurs chouchous. La tâche s’annonce donc ardue pour Markkanen de remplacer l’ex-Laker dans le cœur des amoureux de la franchise. Mais le Finlandais a clairement des atouts pour améliorer le jeu des Cavs. En effet, l’ex-Bulls est un moins bon défenseur que son prédécesseur, mais il va apporter une qualité qui se fait rare au sein de l’effectif de Cleveland, du shoot. Avec près de 37% en carrière et 41% la saison passée dans l’exercice du tir à longue distance, Markkanen vient renforcer un secteur de jeu limité lors de la dernière régulière dans la rotation de Bickerstaff.

Ajoutez à cela la signature de Denzel Valentine en provenance lui aussi des Bulls venant renforcer la rotation sur les postes d’arrière-ailier, en amenant également ses qualités de shooteur, bien qu’irrégulières, en sortie de banc. La signature de l’ancien meneur du Zenith Saint Pétersbourg Kevin Pangos pour renforcer le back-court de la seconde unit et compléter cette intersaison pour Cleveland.

Facteur X : Quel 5 majeur dans l’avenir pour les Cavaliers ?

À la suite de ce recrutement estival, des interrogations subsistent sur la direction que veut faire prendre Altman à cette équipe. Depuis le départ de LeBron James à l’été 2018, les Cavs sont en perpétuelle reconstruction sans une ligne directrice définie. Collin Sexton devait être la figure de proue du renouveau des Cavs. Malheureusement, trois ans plus tard aucune proposition de prolongation contractuelle ne lui a été formulée. Pire, il est apparu dans plusieurs rumeurs de trade cet été. Comme le dit si bien le proverbe « il n’y a pas de fumée sans feu ». Il apparaît évident que l’avenir de l’ancien d’Alabama s’écrit en pointillé avec Cleveland, à moins de clairement définir son rôle et ce que l’on attend de lui. Pour la régulière à venir, Sexton sera une des pièces maîtresses dans la rotation du coach Bickerstaff. Il sera encore intéressant de voir comment Altman et son équipe vont gérer le cas « Collin Sexton ».

À la suite de sa deuxième saison pleine de promesses, la franchise place beaucoup d’espoir en Darius Garland. Cette année va être déterminante et décidera, sans doute, la place de Garland dans le projet. Le jeune homme a un vrai potentiel et des qualités de basketteur indéniable. Très bon créateur balle en main, organisateur, bon shooteur, il possède la panoplie parfaite du meneur NBA version 2021. Les différents managers de la ligue voient même en Garland la meilleure progression à venir pour la prochaine saison. Mais pour être le patron d’une franchise il faut être plus qu’un bon joueur, il faut être un leader, celui autour duquel tous les coéquipiers vont fédérer, prêt à partir au combat avec lui. Voilà ce qui sera attendu cette saison pour l’ancien joueur de Vanderbilt. Une progression statistique, bien entendu, mais surtout qu’il démontre toutes ses qualités de leader. S’il répond à ses attentes, Koby Altman lui confiera, à n’en pas douter, les clés de la franchise.

Jarrett Allen et Lauri Markkanen seront-ils alignés ensemble dans le cinq ou devront-ils se battre pour une même place ?
Photo : Jonathan Daniel / Getty Images

Mais la construction ne s’arrête pas là, et beaucoup de questions sont amenées à être posées. Tout d’abord les choix qui seront faits concernant le front-court. Car même si beaucoup de mouvements ont séduit le microcosme NBA, l’accumulation de joueurs sur les postes 4/5 va forcément créer un embouteillage. On dénombre pas moins de 7 intérieurs à répartir entre le poste d’ailier-fort et de pivot, avec chacun des qualités différentes. Mais trois joueurs se détachent pour bâtir autour de Garland et Okoro. Lauri Markkanen, récupéré aux dépens de Nance Jr, pour amener du shooting et de l’attaque. Jarrett Allen, prolongé cet été pour du hustle, de l’énergie et de la défense au poste de pivot. Et enfin Evan Mobley, drafté en troisième position, qui va amener sa défense, sa dissuasion et son intelligence de jeu. Mais même dans ce trio, Altman devra certainement faire un choix en fonction de l’évolution de ses deux pivots. Le contrat d’Allen à 100 millions de dollars ne ressemble pas à un contrat pour un joueur en sortie de banc. Pour autant, si Mobley atteint le plafond qui lui est attendu, alors il ne devra en rester qu’un, comme dans une célèbre émission de TF1.

Le renouveau de Cleveland passera par le quintet Garland – Okoro – Markkanen – Mobley – Allen, tout en sachant que les Cavs devront se séparer d’un de ses joueurs au moment venu.

Qui sera l’American Sniper 2 ?

Comme évoqué au début de cette preview, les hommes de J.B Bickerstaff furent avec les Pistons et le Thunder, l’une des équipes les plus maladroites dans l’exercice du tir à longue distance. Avec seulement 33,6 % de réussite dans le tir primé, ce secteur de jeu devait à tout prix être renforcé pour améliorer la compétitivité de l’équipe. L’arrivée de Markkanen devrait permettre au Wine and Gold d’améliorer leurs spacing. Avec plus de 36% en carrière derrière l’arc, le Finlandais représente une vraie menace pour les adversaires. Lors de la dernière régulière, il a conclu l’exercice à plus de 40% de réussite sur presque six tentatives. Sa présence sur le terrain devrait permettre d’étirer les défenses et de rendre la tâche de Garland et Sexton plus aisée.

Avec presque 42% de réussite en carrière derrière la ligne des 6m75, Kevin Pangos se présente comme un candidat sérieux dans l’amélioration du tir extérieur des Cavs. Statistique à pondérer cependant, car la distance n’étant pas la même entre l’Euroleague et la NBA. Un temps d’adaptation sera peut-être nécessaire. Sur le papier, il apparait être un tireur fiable, à voir comment il sera utilisé et quel rôle aura-t-il avec Bickerstaff.

Le duo Sexland excitera une nouvelle fois tous les fans de la franchise. Photo : Ken Blaze / USA TODAY Sports

Darius Garland avec ses 39,5 %, sur presque 5 tentatives lors de la dernière régulière, se présente également comme un candidat crédible d’artilleur en chef. Durant le mois de mars et le mois d’avril il est même grimpé à plus de 44% derrière l’arc. S’il continue sa progression dans ce secteur de jeu, il apportera une plus-value pour les Cavaliers.

N’oublions pas qu’en 2019 les Cavs ont drafté un shooteur, qui pour l’instant n’a pas encore montré toutes ses qualités en la personne de Dylan Windler. Même si ses 33% durant la dernière régulière ne sont pas démonstratrices d’un sniper d’élite, l’ancien de Belmont a prouvé en NCAA qu’il possédait un vrai bras avec plus de 40% derrière l’arc en 128 rencontres. En espérant que les blessures le laisse enfin tranquille.

Kevin Love est connu pour sa fiabilité longue distance, ses statistiques parlent pour lui avec 37% en carrière, dont deux pointes à plus de 40%. Malheureusement l’ancien Wolves ne jouera peut-être même pas pour Cleveland cette saison.

Maintenant que ce secteur parait amélioré et même s’ils subsistent des doutes, une progression sera attendue dans ce domaine. De toute façon, si les Cavs veulent atteindre leurs ambitions, c’est-à-dire viser le Play-in, ils devront impérativement être performants dans ce domaine.

Le 5 de départ potentiel

  • MJ : Darius Garland
  • A : Colin Sexton
  • AI : Isaac Okoro
  • AF : Lauri Markkanen
  • P : Jarrett Allen

Notre pronostic : 23 victoires – 59 victoires (13e)

Malheureusement pour les fans de Cavaliers, nous sommes peu optimistes pour la prochaine saison sur le plan comptable. Faute au flou persistant qui concerne l’avenir de certains joueurs, notamment Love et Sexton, au sein de la franchise. Mais aussi aux problèmes offensifs, car, malgré une légère amélioration grâce à Sexton, ils ne possèdent pas d’autre scoreurs réguliers. La hiérarchie n’apparaît pas claire et Altman semble tâtonner avec son effectif, en espérant enfin trouver le leader tant convoité. Avec sept intérieurs de métiers, le roster semble mal équilibré et un fort risque d’embouteillage risque de se créer. Et quand on parle d’embouteillage, cela peut poser des problèmes, notamment dans la cohésion du groupe avec des joueurs frustrés par leurs rôles et les responsabilités attribués, et d’autres peu ou pas assez utilisés en ralentissant leur développement.

En parlant de responsabilités et développement, le coaching de J.B Bickerstaff sera scruté. Il va être intéressant de suivre les idées et le rôle que l’entraîneur mettra en place, les idées de jeu qu’il optera, et la hiérarchie qu’il réussira à instaurer auprès de son jeune groupe. Et qui sait, peut-être que les Cavaliers déjoueront tous les pronostics.

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