Chris Bosh : la passion du jeu, et de la victoire

L'histoire de Chris Bosh, membre de la classe 2021 du Hall of Fame

par Nicolas Deroualle
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Il est le premier joueur de la (fameuse) cuvée de la Draft 2003 à être intronisé au Hall of Fame, il ne sera évidemment pas le dernier, mais Chris Bosh avec 13 saisons passées dans la grande ligue n’a certainement pas à rougir de sa nomination. Passé par Toronto puis Miami, il s’est parfaitement inscrit dans la lignée des ailiers fort techniques, shooteurs, rebondeurs et défenseurs quand on lui demandait gentiment. D’abord Franchise Player des Raptors, il a été la 3e pièce du big three du Heat, son impact sous-estimé a permis à la franchise de South Beach d’être au top de la conférence Est pendant 5 saisons. Ses 11 sélections de All-Star témoignent de sa régularité et de sa domination à l’Est. Revoyons ensemble la carrière de Christopher Wesson Bosh.

Chris choisira le basketball

Bosh n’a pas cessé de le répéter durant sa carrière et pendant ses sorties auprès des médias, ses parents constituent sa plus grande influence dans sa vie. Alors dès le plus jeune âge, Noel et Freida Bosh l’initie au sport. Alors qu’il va déjà tâter les parquets du gym où son père joue, il s’essayera à d’autres disciplines telles que le karaté, la gymnastique et le baseball, il jouera jusqu’au lycée à cette dernière. Finalement, le jeune montrera sa préférence pour la balle orange. D’autant qu’il profite d’un avantage non négligeable pour exercer cette discipline : il est d’ores et déjà plus grand que les autres joueurs sur le terrain.

Alors qu’il commence à considérer le basketball comme quelque chose de sérieux, il s’identifie et idolâtre un joueur en particulier : The Big Ticket, Kevin Garnett. Regarder son joueur préféré dominer et s’imposer parmi les meilleurs ailiers forts le motive d’autant plus à prendre le basketball au sérieux. Chris est une tête bien faite et excelle non seulement sur les parquets mais aussi sur le banc de l’école, il comprend donc rapidement l’importance de s’investir et travailler pour réussir dans le basket. Etant bon élève et montrant de l’intérêt pour le design, il se dit alors qu’il veut l’assurance de pouvoir réussir au basket, il peaufine donc son jeu au poste et se projette comme un ailier étant donné que les médecins lui ont annoncés qu’il devrait atteindre les 2 mètres. Il intégrera logiquement la Varsity Team du lycée et sera dès le départ le meilleur rebondeur de l’équipe.

Dominant dès le lycée

L’impact de Bosh sera immédiate sur l’équipe de la Lincoln High School. Chris atteint rapidement la barre des 2 mètres et surclasse ses adversaires, dès ses premiers pas au lycée, il montre déjà des prémices de sa palette offensive et sa présence dans la raquette afin d’imiter son idole qui dominait à ce moment là dans les raquettes de la NBA.

Coach Bishop, très complice avec le jeune joueur, décide de lui transmettre des fiches avec des axes d’amélioration. C’est sans doute cette approche méthodique du jeu qui fait la différence entre Bosh et d’autres joueurs. Toujours passionné de design et graphisme, il réalisera une infographie montrant ses axes d’amélioration et sa marge de progression. Fruit de son dévouement, Bosh portera son équipe jusqu’à la demi-finales de l’état, mais passera à coté de son match et les Tigers s’inclineront.

Toujours aussi méticuleux dans son entraînement et sa façon de travailler, Bosh s’améliore et revient encore plus fort la saison suivante. Alors qu’il arrive sur son année senior Bosh va totalement dominer la saison et s’imposer parmi les meilleurs prospects lycéens du pays. Il portera son équipe tout au long de la saison et les aidera à réaliser la saison parfaite, 40 victoires pour aucune défaites et logiquement les Tigers remporteront le championnat national.

Chris Bosh, célébrant son titre de MVP de la rencontre après avoir remporté le championnat national. Photo : Erich Schlegel / Dallas Morning News

Dès lors, les lettres des plus grandes universités sportives du pays affluent au domicile des Bosh tant sa maturité et le sens du collectif impressionne. Car oui, même s’il est sans aucun doute parmi les meilleurs joueurs du pays, Bosh comprend que la victoire passe aussi par le collectif et ne monopolise pas le ballon, il affiche des moyennes solides de 20 points et 14 rebonds durant sa dernière année en high school, il pourrait plus scorer mais pour lui le collectif prime sur l’individualisme et ces qualités sont remarquées par les recruteurs NCAA.

Georgia Tech, one and done

Convoité par un grand nombre d’université du pays, Chris optera pour Georgia Tech car ceux-ci lui permette d’étudier le design graphique en parallèle de sa vie de basketteur universitaire et car le programme proposé par le coach Paul Hewitt, orienté vers l’offensive correspondait mieux aux aspirations de Bosh. Chris débarque dans l’équipe avec l’étiquette de star et il va largement assumer ce rôle tout au long de sa première année NCAA.

En 31 matches, il affichera des moyennes de 15.6 points, 9.0 rebonds en shootant à 56%, se plaçant ainsi à la première place du pourcentage au tir de la conférence atlantique en tant que freshman. Malgré les bons résultats des Yellow Jackets à domicile, les fins de match sont souvent différentes à l’extérieur et l’équipe ne parvient qu’à remporter 16 des 31 matches de la saison et ne se qualifiera pas pour la March Madness et échouera dès les quart de Finales dans le tournoi de la conférence ACC (Atlantic Coast Conference).

Chris Bosh, sous les couleurs de Georgia Tech. Photo : Craig Jones / Getty Images

Malgré des résultats collectifs médiocres, les performances de Bosh seront elles remarquées. Il remporte plusieurs distinctions, il sera nommé dans la ACC All-defense, ACC All-freshman et enfin ACC Rookie of The Year 2003. A l’issu de cette première année réussie, malgré ses intentions d’obtenir son diplôme, il décide finalement de se présenter à la Draft 2003 et de tenter sa chance en NBA alors qu’il est à peine âgé de 19 ans.

Parmi une cuvée historique

Ayant décidé de ne faire qu’une année en NCAA, Bosh fait partie des joueurs les plus jeunes de la cuvée 2003 et pourtant il est pressenti parmi les picks les plus haut en compagnie notamment de LeBron James, Dwyane Wade et Carmelo Anthony. Beaucoup de franchise ont les yeux rivées sur l’ailier mais très tôt c’est les Raptors qui présentent le plus grand intérêt pour le joueur de Georgia Tech. Ils décident alors de lui faire passer un workout et un pickup face à Nick Collison, avec qui le staff des Raptors hésitent entre les deux joueurs.

Le 1 contre 1 entre les deux joueurs sera une démonstration de la part de Bosh et le verdict est sans appel, cela à suffit à convaincre la franchise de Toronto qui se dit qu’elle tient leur intérieur du futur. En parallèle, alors qu’il est la superstar de l’équipe, Vince Carter exprime son mécontentement lui qui attendait un renfort plus expérimenté comme il ne cesse de le demander depuis 2 saisons. Le General Manager n’écoute pas les doléances de Carter et sélectionne Bosh en 4e position de la Draft et sera signé le 8 juillet 2003, de quoi accentuer les rumeurs de départ de Vinsinaty.

Chapitre 1, chez les dinos

A l’aune de la saison 2003-2004, les Raptors affichent un roster en partie composé de Carter, Bosh, Marshall, Davis, Rose et Peterson, une équipe talentueuse mais trop juste pour espérer se placer parmi les meilleures équipes de l’Est selon les observateurs. Bosh lui débute la saison sur le banc contrairement à ses acolytes de la Draft tels que James, Wade ou Melo mais il se dit que son heure viendra assez tôt.

Match après match, Bosh montre ses qualités en attaque et en défense, il gagne du temps de jeu et va saisir l’opportunité d’entrer dans le 5 de départ suite au départ de Antonio Davis. Ailier fort de formation, Bosh devra jouer toute la saison au poste de pivot, il se fera notamment les dents face aux intérieurs plus puissants et plus physiques que lui. Malgré ce désavantage, Bosh est encensé par le coach qui apprécie son hustle et son intelligence de jeu qui comblent son manque de physique à l’intérieur.

Collectivement, cette première saison de Bosh aux Raptors est relativement médiocre, les dinos ne remporteront que 33 matches et les relations entre Carter et le Front Office se sont encore plus détériorées. Sur le plan individuel, Bosh se place parmi les meilleurs espoirs de la ligue avec son saison rookie très satisfaisante. Il sera nommé dans la All-rookie first team en affichant des moyennes de 11.5 points, 7.4 rebonds et 1.4 contre. Il sera d’ailleurs le meilleur rebondeur et conteur parmi les rookies.

La Draft 2003. Photo : Nathaniel S. Butler / NBAE via Getty Images

Suite à cette première saison à Toronto, nul doute que Bosh sera plus responsabilisé et avec la situation bancale autour de Carter, il pourrait même devenir la pierre angulaire du projet des Raptors. Propulsé dans le 5 de départ, Bosh veut confirmer son nouveau statut au sein de l’équipe avec l’aide notamment de Sam Mitchell, nouveau coach des dinos.

Chris réalise un excellent début de saison et constitue déjà l’option numéro 2 de l’équipe. La hiérarchie sera finalement bouleversée alors que Carter se voit transféré aux Nets, Bosh devient alors le joueur autour duquel Toronto décide de construire. Suite au départ de Vince Carter, Bosh afficha des moyennes de 18.4 points, 9.5 rebonds, 1.6 contres en 38 minutes par match. Dans cette équipe en construction et sans réelle identité, les résultats collectif ne sont pas au rendez-vous et la saison régulière s’achève de la même façon que la précédente, seulement 33 victoires mais de l’histoire et du potentiel.

Bosh aborde la saison 2005-2006 en arborant le statut de co-capitaine de l’équipe et avec l’ambition de ramener à nouveau Toronto parmi les meilleures équipes de l’Est mais le défi est de taille dans une équipe assez inexpérimentée et où tout est à construire. Chris prend son mal en patience et continue de performer et devient l’un des meilleurs ailiers fort de la ligue dès sa 3ème saison.

Malgré un début de saison terrible avec 9 défaites d’affilée, les Raptors parviennent péniblement à afficher un bilan de 20 victoires pour 33 défaites avant le All-Star weekend. Mais avant même d’ouvrir les festivités, Kobe Bryant livre le récital offensif de sa carrière sur la truffe des Raptors qui menaient pourtant de 18 points. Un naufrage collectif qui souligne bien les lacunes de l’équipe. La mi-saison représente l’occasion pour Bosh de connaître sa première sélection All-Star avec des moyennes de 22.5 points et 9.2 rebonds après 53 matchs.

Après le All-Star weekend, les Raptors ne gagnent que 7 matches, un piteux résultat qui s’explique notamment par la blessure de Bosh, qui manque les 11 derniers matchs de la saison régulière. Un événement non négligeable sur les résultats de l’équipe puisque les dinos perdent 10 des 11 derniers matchs.

Durant l’été 2006, les Raptors vont réaliser des moves intéressants et remodeler quasiment l’intégralité de l’effectif en faisant notamment l’acquisition de T.J Ford, Anthony Parker ou encore Jorge Garbajosa. Enfin ils obtiendront le premier choix de la Draft 2006 et choisiront Andrea Bargnani en provenance d’Italie. Une hype commence à se créer du coté de Toronto et les fans espèrent de l’équipe des meilleurs résultats que ceux des dernières saisons. Bosh se dit assez satisfait de l’offseason des Raptors et signe à son tour un contrat de 3 ans avec la franchise qui en fait le Franchise Player, l’ailier fort All-Star se dit confiant pour la saison.

« Je pense que le futur est radieux pour la franchise… Un changement s’imposait.. On a des joueurs joueurs qui ne visent que la victoire et qui sont prêt à travailler dur. »

Chris Bosh

Le début de saison est une nouvelle fois compliquée pour Toronto mais sous l’impulsion de Bosh et du duo d’arrière Parker/Ford, les Raptors gagnent des matches et affichent un bilan de 29 victoires pour 24 défaites à la moitié de la saison. Bosh connait sa deuxième sélection pour le All-Star Game. Les Raptors poursuivent sur leur lancée dans le sillage d’un Bosh dominant qui termine la saison en double double avec 22.6 points et 10.7 rebonds par match. La franchise sera championne de la division et culmine à la 4ème place de la conférence Est. Bosh sera nommé dans la All-NBA Second Team.

Pour sa 3ème saison, Chris Bosh connaît ainsi sa première expérience en Playoffs. Ironie du sort, le premier tour les opposent aux Nets de Kidd et… Carter. A l’issu des 2 premiers matchs, la série est à 1-1 et Bosh est dans ses standards habituels mais alors que la série va dans le New Jersey, Bosh se fera malmener par le duo d’intérieurs des Nets et se fera sortir de son match à deux reprises sur le Game 3 et 4. Les Raptors se voient mené 3-1 dans la série malgré une bonne série de leur backcourt. Toronto remporte le Game 5 in extremis mais s’inclinera finalement après un match 6 très physique et un Bosh maladroit à 8 sur 22 au tir malgré ses 23 points. Une première expérience qui se conclut sur un échec mais une saison plus qu’encourageante de la part de la franchise du Canada qui s’est imposée parmi les meilleures équipes de l’Est cette saison.

Chris Bosh, sous les couleurs des Raptors en 2010. Photo : Rocky Widner / NBAE via Getty Images

Pour l’exercice 2007-2008, Les Raptors ajoutent de la défense extérieure et du shoot avec Carlos Delfino et Jason Kapono. Les observateurs s’attendant à nouveau à voir les dinos dans le top 5 de la conférence Est mais le scénario sera malheureusement différent pour ceux-ci. Alors qu’il sortait de son 3ème match des étoiles consécutif et que les Raptors affichent un bilan de 28 victoires et 23 défaites, Bosh se blesse et manquera 10 rencontres d’affilées, les Raptors ne remporteront que 2 de ces 10 matchs.

Finalement Toronto affichera un bilan équilibré de 41 victoires pour 41 défaites et se hisse à la 6ème place de la conférence Est. Pour leur seconde apparition en Playoffs sous l’ère Bosh, la franchise affronte le Magic de Dwight Howard. Ils s’inclineront 4-1 malgré un Chris Bosh à 24 points et 9 rebonds. Un échec au gout amer pour le Front Office qui espérait mieux de cette saison, c’est le cas également de Bosh qui reste lucide et modeste suite à cette défaite.

« Ils ont fait une excellente série, ils ont mieux exécuté en attaque et en défense que nous et, quand il s’agissait de petites choses, ils ont fait un meilleur travail … Je ne peux pas rester ici et aboyer pour protester contre le fait que la meilleure équipe ait gagnée. C’est assez évident. Ils nous ont bien battus. »

Chris Bosh

Les deux saison suivantes, malgré des statistiques dans ses standards et le fait qu’il soit devenu le meilleur rebondeur de la franchise et dépassant Antonio Davis, les résultats de l’équipe chuteront à nouveau. Sam Mitchell sera remplacé par Jay Triano mais la sauce ne prendra pas avec ce dernier. La saison 2008-2009 s’achève sur un bilan de 33 défaites pour 49 défaites. La saison suivante Bosh qui forme une pair d’intérieur intéressante avec Bargnani, commence a exprimer du mécontentement dans le management de la franchise, lui qui s’est toujours montré irréprochable, dresse un constat simple, l’équipe n’est pas assez compétitive.

Frustré de l’échec sur l’exercice 2008-09, Bosh décide d’ajouter du muscle pendant l’offseason pour se renforcer avant la saison suivante. Bosh réalise la meilleure saison de sa carrière sur le plan individuel, notamment grâce à un jeu intérieur plus physique et une présence au rebond réaffirmée. Il sera élu All-Star pour la 5ème fois et avec une moyenne de 24 points par match il deviendra aussi cette saison là le meilleure scoreur de l’histoire de la franchise en dépassant Vince Carter. Alors que Toronto se bat pour obtenir la 8ème place de la conférence, il ne pourra participer à un match contre les Bulls qui sera décisif dans la course au playoffs. Les Raptors s’incline et échoue aux portes des playoffs avec un bilan de 40 victoires pour 42 défaites.

Chapitre 2, les Heatles

A l’été 2010, le contrat de Bosh prend fin, il devient ainsi agent libre et décide d’écouter les offres qui lui sont proposées. En effet, malgré des recrutements et des picks de Draft intéressants (notamment DeMar DeRozan) cet échec sur l’exercice 2009-2010 s’avère décisif pour la suite de la franchise et sa relation avec Chris Bosh. Au même moment, du coté de Cleveland, un certain LeBron James exprime aussi son intérêt de tester le marché même si toute la sphère NBA s’imagine qu’il signera avec les Cavs, sa franchise de coeur. Une véritable campagne de communication sera faite autour de la Free Agency 2010 tant les noms qui y sont présents sont impressionnants.

« 2010 est important pour moi, vous savez, mon nom est beaucoup mentionné, mais je ne veux pas être considéré comme une addition… Je veux être la pièce centrale d’une équipe, le gars autour de qui on bâtit un projet. Je veux entendre : on va gagner un titre, et tu vas nous y emmener »

Chris Bosh, à NBA.com

Chris Bosh et deux autres joueurs majeurs de la ligue se sont rapprochés durant la campagne des J.O 2008 de Team USA et ils ont parlé d’unir leur force et de joueur dans la même équipe pour former une superteam. Les rumeurs deviennent réalité le 7 juillet lorsque Chris Bosh annonce qu’il rejoint le Heat de Dwyane Wade et Pat Riley. Le lendemain, alors que les spéculations battent leur plein autour de son avenir, LeBron James annonce qui tiendra le 10 juillet en primetime, une émission nommée The Decision au cours de laquelle il donnera le nom de la franchise qu’il rejoindra. Le soir du 10 juillet, LeBron James balance une bombe qui fait trembler la sphère NBA et annonce qu’il exporte ses talents à South Beach pour former un big three avec Bosh et Wade. Stupéfaction et excitation tant l’association de ces 3 joueurs fait à la fois saliver et fait peur. La volonté de Bosh a été écouté, lui qui voulait faire partie d’une équipe qui construit autour de lui, il constitue une des pièces maitresses de ce projet fou imaginé par Pat Riley.

Les ambitions de l’équipe sont sans équivoque et James ne manque pas de le rappeler au moment de la présentation du Big Three aux fans du Heat, lui qui promet pas une, pas deux, pas trois … mais bien 7 bagues de champion NBA. Exit les dreadlocks pour Bosh qui s’affiche avec un style plus sobre qui semble marquer un step de maturité, attendu par les observateurs.

Les Heatles : Chris Bosh, LeBron James et Dwyane Wade. Photo : Hans Deryk / Reuters

Pour Chris Bosh, cette association demande une grande adaptation dans son jeu et son placement sur le terrain. Mais c’est justement pour cette raison que Pat Riley l’a recruté, il sait que Bosh est joueur intelligent et qu’il sera capable de faire des sacrifices en attaque pour le mettre au service du collectif. Sous les ordres de Spoelstra, l’équipe articulée autour des Tres Amigos est une escouade de vétéran avec de l’expérience, de la dureté et de la défense. C’est d’ailleurs autour de ce compartiment du jeu que Bosh jouera un rôle prépondérant, lui qui s’est épanoui au poste d’ailier fort, jouera à nouveau pivot et jouer les rôles de murailles à l’intérieur.

La saison 2010-2011 débute et les 17 premières rencontres s’avèrent assez délicates pour l’équipe de Spo’ qui affiche un bilan de 9 victoires pour 8 défaites en ajoutant un coup d’épaule de James à son coach lors d’un temps mort, qui témoigne de l’état d’esprit de l’équipe. Bosh n’affiche qu’une moyenne de 16.2 points par match à l’issu de ces 17 premiers matchs mais l’équipe ne cède pas à la panique et se reprend rapidement en affichant une meilleure alchimie entre les joueurs. Ils vont enchainer les victoires et ne perdront que 6 autres matchs jusqu’à la mi-saison et le All-Star Break. Wade, James et Bosh seront élus All-Star, une 6ème apparition consécutive pour Bosh dans le match des étoiles.

Sur les 25 matchs de saison régulière restants, Miami ne perdra que 9 matchs et se hisse à la 2ème place derrière les Bulls d’un Derrick Rose MVP. Bosh termine bien cet exercice et se montre dominant avec 19 points de moyenne et presque 9 rebonds. Premier objectif atteint pour le Heat qui aborde les playoffs en tant que grand favori et avec une grosse pression sur les épaules.

Le premier tour les opposent aux Sixers d’Andre Iguodala et Lou Williams. Bosh retrouve les playoffs après 3 ans de disette pour lui. Dès le premier match, c’est bien sous l’impulsion de Chris que le Heat va s’imposer, dominant à l’intérieur et impérial à mi-distance, il plante 25 points et termine meilleur scoreur de la rencontre.

Le Game 2 sera une formalité pour Miami qui s’impose de 21 points, ils remporteront également le match 3 afin de mener 3-0 dans la série. Les Sixers arracheront le 4ème match bien porté par le public de la Wells Fargo Arena. Finalement le Heat gagne le match 5 et passe au second tour pour affronter les Celtics du vieillissant big three et de l’idole de Bosh, Kevin Garnett. Les Tres Amigos se montrent encore une fois très dominant et permettent au Heat de mener 2-0 dans la série avant de laisser échapper le Game 3 au TD Garden mais faire le boulot sur les deux matchs suivants. Chris Bosh tourne en double double sur la série avec 12.8 points et 10.2 rebonds face à son idole de toujours.

Après s’être débarrassé des C’s, le Heat affronte le premier de la conférence Est, les Bulls de Derrick Rose. Le défi physique et la défense de fer de l’équipe de Thibodeau fait mal d’entrée à Miami qui perd le premier match mais la formation de Spoelstra réagit et s’adapte et gagne les 4 matchs suivants sous l’égide James et Bosh. Pour ce retour en playoffs pour lui, Bosh à non seulement passer un tour mais se retrouve surtout en Finalespour la première fois de sa carrière et le Heat répond aux attentes des fans et des médias tout autour de la NBA.

Finales 2011, la désillusion

Au sein de l’organisation du Heat, on ne s’emballe pas et on a le sentiment de se trouver où on doit être, c’est à dire champion de la conférence Est et donc en finale. Après s’être défait de Thunder, c’est les Mavericks qui accèdent en finale. Il s’agit de l’équipe avec la moyenne d’âge la plus avancée de la ligue, une équipe de vétéran qui veulent obtenir une bague après, pour la plupart déjà plus de 10 ans sur les parquets NBA. Malheureusement, après un parcours quasi parfait pour le moment, le scénario ne tournera pas à l’avantage des joueurs de Miami malgré la victoire sur le match 1, en effet, les Mavs s’adaptent et font déjouer le Heat. LeBron James est méconnaissable et Bosh malgré ses 18.3 points de moyenne se fera dominer à l’intérieur par Nowitzki, le Heat cédera sur le match 2.

Chris Bosh, dépassé face à Dirk Nowitzki lors des Finales de 2011. Photo : Jesse D. Garrabrant / NBAE via Getty Images

La série se rend dans le Texas natal de Chris qui sait qu’il doit élever son niveau de jeu pour permettre à son équipe de l’emporter. Le match est serré et les deux équipes se rendent coup pour coup, alors qu’il reste 45 secondes à jouer, le score est à 88 partout, James à la balle en tête de raquette mais La Défense ressort bien sur lui, le King décale Bosh en qui sort bien ligne de fond et se retrouve seul, il prend le tir, ça fait ficelle et le Heat mène de 2 points alors qu’il reste 39 secondes à jouer. Miami tiendra ce score jusqu’à la fin du match et remporteront la rencontre pour mener 2-1 dans la série.

Les 2 matchs suivants seront bien différents. Après 5 matchs dans la série, tandis que Dallas mène 3-2, les deux équipes se rendent à Miami pour un match décisif. Dos au mur, le Heat n’aura pas la solution face à l’expérience et le bon coaching de Carlisle et les attaques de Dirk. Miami s’incline 4-2 en finale, il s’agit d’une immense déception, eux qui avaient pour unique ambition le titre.

2011-2012, le small ball façon Heat

A l’été 2011, des rumeurs peu positives retentissent de derrière les murs de la NBA. On parle en effet de lockout c’est à dire une grève, du notamment à un désaccord entre les propriétaires des franchises et la NBPA, l’association des joueurs qui ne parviennent pas à trouver un accord sur la question du partage des revenus et de la structure du plafond salarial. Le lockout durera quasiment 5 mois et fera manquer les 6 premières semaines de la saison régulière. Finalement après des pourparlers entre les deux parties, la saison débutera le 25 décembre 2011.

Entre temps, du coté de Miami, on a voulu trouver une solution pour palier la défaite des dernières finales. Bosh glissera au poste de pivot après avoir rajouter quelques kilos à sa carcasse et surtout les clés de l’attaque sont données à LeBron James après une discussion avec Dwyane Wade et Pat Riley.

Le Heat fera à nouveau une excellente saison régulière et termine à la seconde place de l’Est. Il remporte 46 matchs des 66 rencontres de cette saison écourtée. Bosh sera auréolé de sa 7ème sélection pour la All-Star Game et fera son meilleur match de la saison face aux Hawks le 5 janvier d’un Heat orphelin de Wade et James ce soir là. Bosh colle 33 points, 14 rebonds, 5 passes décisives et un 3 points décisifs qui permet aux Heat d’égaliser à 93 partout avec 0.6 à jouer. Miami s’imposera au terme de prolongations.

La saison régulière s’achève et le Heat entame sa campagne de playoffs face aux Knicks de Melo, Bosh ne brille pas sur la série mais sa production sera suffisante pour permettre au Heat de se débarrasser de New York en 5 matchs. En demi-finales de conférence, Miami doit affronter la surprenante équipe des Pacers. Chris Bosh sait qu’il sera attendu dans la raquette pour répondre au défi physique de la paire Hibbert/West. Mais alors que les deux équipes étaient au coude à coude dans en première mi-temps, Bosh se blesse après un dunk, il se tient la partie abdominale et devra quitter ses coéquipiers. Le verdict tombe, il souffre d’une tension abdominale. Malgré cet événement, le Heat ne plie pas et remporte le match 1 et d’ailleurs sur la suite de la série Wade et James vont véritablement porter l’équipe à bout de bras et se qualifier pour la Finales de conférence face aux Boston Celtics.

Chris Bosh, blessé face aux Pacers. Photo : Issac Baldizon / NBAE via Getty Images

Bosh manquera les 4 premières rencontres de la série face au C’s et doit assister et encourager ses coéquipiers depuis le banc. Il revient finalement pour le Game 5 mais débute sur le banc, le match sera très serré et Bosh ne joue que 14 minutes pour 9 points. Le Heat s’incline 90-94 et se voit mené 3-2 dans la série. Dans l’obligation de gagner le match suivant, James va offrir l’une de ses plus grandes performances en carrière avec 45 points et 15 rebonds et étrille les C’s, Bosh sortira à nouveau du banc dans cette rencontre et ne score que 7 points mais le Heat l’emporte largement sur le score de 98-79. A 3-3, le Heat joue pour la première un Game 7 sous l’ère James-Bosh-Wade et les 3 futurs Hall of Famer vont largement répondre présent dans ce match accroché, ils donneront l’impulsion en seconde mi-temps et cumuler 73 des 101 points de l’équipe. A nouveau Bosh sortait du banc et se montra très efficace à 8 sur 10 au shoot pour 19 points.

Miami atteint le stade des finales pour la seconde fois consécutive et affronte cette fois la jeune escouade du Thunder mené par le duo Westbrook/Durant. Fatigué de la série face à Boston, le Heat laisse échapper le match 1 face à un Durant impérial (36points) alors que Bosh débutait à nouveau le match depuis le banc. Les doutes renaissent dans le vestiaire de Miami mais ne va pas durer très longtemps, alors que Bosh revient dans le starting five.

L’expérience des joueurs de Spoelstra fera la différence avec James pour mener l’attaque et Bosh qui assure la défense à l’intérieur avec 15 rebonds et 2 contres. Le Heat revient dans la série et va dérouler sur 3 autres rencontres et démontrer leur domination dans le match 5, Bosh score 24 points dans ce match et a largement été artisan de la victoire du Heat, 121-106. Dans les ultimes secondes de la rencontres les Tres Amigos commencent à célébrer sur le banc et réalisent peu à peu qu’ils sont champions NBA. LeBron sera logiquement élu MVP de la finale, de son coté Bosh exulte, lui qui a sacrifier sa production offensive au service du collectif, le voila récompenser de ce sacrifice et titré pour la première fois de sa carrière.

Chris Bosh, sacré champion NBA. Photo : Greg Nelson / Sports Illustrated

2013 et 2014 : la domination

Désormais titré et l’objectif atteint, le Heat ne manque pas de rappeler à tout le monde qu’ils en veulent plus et qu’ils sont prêt à défendre leur titre. A l’offseason 2012, avec une grande surprise, ils signent Ray Allen qui quitte Boston, un move de Pat Riley qui aura toute son importance par la suite. L’équipe réalise la plus grande saison régulière de l’histoire de la franchise avec 66 victoires pour seulement 16 défaites dont notamment 27 victoires d’affilées. La production statistique décline légèrement avec 16.8 points et 6.8 rebonds mais celle-ci sera suffisante pour honorer sa 8ème sélection All-Star consécutive après la blessure de Rajon Rondo. Une sélection qui avait suscité le débat mais qui récompense le joueur d’équipe qu’il est et pour l’ensemble de sa carrière.

Le Heat termine à la première place de la conférence Est et affronter au premier tour les Bucks. Ils infligent un sweep avec un écart de 15 points de moyenne. Le second tour les opposent aux Bulls de Butler et Robinson, dans cette série, Bosh va se distinguer lors d’un match 3 décisif avec 20 points et 19 rebonds. Le Heat s’impose 4-1 et accède aux finales de conférence pour la 3ème fois consécutive. Sur leur route se dresse les Pacers, une équipe menée par George et Hibbert qui va donner du fil à retordre au Heat. Le premier matchs sera accroché mais Miami s’impose in extremis sur un lay up de James au buzzer. La série se jouera en 7 match suite à un dernier match dominé par le Heat pour accéder au Finales NBA pour affronter les Spurs. Bosh score en moyenne 12.3 points depuis le début des playoffs.

Les deux équipes livreront un duel d’anthologie. D’un coté les Spurs de Pop, vieillissants mais toujours aussi efficace. D’un autre le Big Three du Heat, une opposition de style qui va donner lieu à l’un des plus grand match de l’histoire des finales. A l’issu du match 3, San Antonio mène 2-1 et le Heat doit s’imposer sur le Game 4, ce qui est chose faite notamment grâce à 85 points du trio dont 20 points et 13 rebonds de Bosh. La série étant à 2-2, c’est bien les Spurs qui remportent le match 5 et se retrouve à un match de la victoire.

Chris Bosh face aux Spurs. Photo : Mike Ehrmann

Le match 6 est donc un must win pour Miami, pourtant ils seront mené de 14 à un moment mais James réalisera l’un des meilleurs 4 quart-temps de sa carrière et ramène les siens dans le match. Alors qu’il reste quelques secondes à jouer dans le match, le score à 95-92, Chalmers monte la balle et donne la balle à James, il se décale et enclenche un 3 points, raté, mais alors que Pop a sorti Duncan pour Diaw pour mieux sortir sur les tentatives de 3 points, c’est bien Bosh qui saute le plus haut et arrache le rebond offensif alors qu’il reste 6 secondes à jouer, il a la présence d’esprit de ressortir la balle à Allen dans le corner qui recule derrière la ligne, se lève, enclenche un 3 points qui fait ficelle et permet au Heat d’égaliser avec 5 secondes à jouer.

« Rebound Bosh ! »

Le match va en prolongation et Miami parvient à mener de 3 points avec 1.9 secondes à jouer, sur la remise en jeu des Spurs, Green reçoit la balle dans le corner, se dresse pour tirer derrière l’arc mais il rattrapé par Bosh qui lève son bras et contre le tir de Green, le buzzer retentit et Bosh, mâchoire serrée, les deux bras en l’air vient de réaliser deux des gestes les plus importants de l’histoire de la franchise de South Beach et même de la NBA.

Sonnés, les Spurs tenteront d’accrocher le Heat dans le Game 7 mais James avec ses 37 points sera trop fort pour San Antonio et plie le match avec un tir à mi-distance sur la tête de Leonard. Le Heat est champion pour la seconde fois d’affilé, synonyme de deuxième bague pour Chris Bosh, largement artisan de cette victoire après un match 6 décisif.

La saison suivante, le Heat fini à la deuxième place de l’Est avec 54 victoires juste derrière les Pacers. Bosh voit encore sa production statistique baisée avec 16.2 points de moyenne mais à 29 ans, il parvient encore à étoffer son jeu et met 74 tirs à trois points à 33% devenant une véritable menace extérieure. Il sera All-Star pour la 9ème fois consécutive cette saison là et se classe parmi les ailiers ayant eu le plus de sélection All-Star de l’histoire de la ligue. En playoffs, le Heat se débarrasse des Bobcats sur un sweep et des Nets sur le score de 4-1. Ils affrontent à nouveau les Pacers en Finalesde conférence, Bosh tourne à 16.2 points et 6 rebonds sur la série et se montrera décisif sur les 3 derniers matchs de la série en enchainant les bonnes performances ( 25 points puis 20 et enfin 25 points dans le match 6). La série sera plus serrée mais le Heat s’impose finalement 4-2 pour accéder aux finales pour la 4ème fois sous l’ère Heatles. L’histoire se répète, le Heat affronte à nouveau les Spurs mais cette fois le scénario sera différent de celui de l’année précédente. Le jeu léché des Spurs et le Beautiful Basketball aura raison de Miami et les Spurs s’impose 4-1. Une défaite synonyme de démantèlement du trio puisque James décide de retourner à Cleveland à l’été 2014.

L’ère post Big Three, une fin de carrière honorable mais triste

Orphelin du double MVP des finales 2012 et 2013, le Heat entame une nouvelle période de leur histoire emmenée désormais par le duo Wade-Bosh. Dans un nouvel effectif, Bosh s’épanoui en attaque et à forcement plus de responsabilité aux cotés de Dwyane Wade. Il passe de 12.1 tentatives de tir la saison précédente à 16.9, son record en carrière, lui permettant de scorer 21.1 points accompagné de 7 rebonds de quoi lui offrir son 10ème match des étoiles. Mais suite au All-Star weekend, Chris est admit à l’hôpital pour un soucis au poumon.

Le Front Office du Heat et toute l’équipe retient son souffle et finalement le verdict tombe, Bosh souffre d’un caillot de sang dans les poumons, un problème de santé peu commun en NBA, de quoi faire peur à Pat Riley qui décide de mettre à l’arrêt son pivot All-Star pour le reste de la saison et lui laisser le temps de se soigner. Malheureusement les résultats collectifs du Heat ne suivant pas cette saison et l’équipe qui joue désormais sans son pivot ne parvient pas à se qualifier pour les playoffs.

Chris revient le 28 octobre 2015, pour le début de la saison 2015-2016 et il rassure en livrant une performance digne de ses standards habituels avec 21 points et 10 rebonds. Avec cette nouvelle équipe composée de Dragic, Winslow, Deng et bien entendu Wade, le Heat joue bien et parvient à enchainer des victoires pour se placer parmi les équipes qui se battent pour une place en playoffs.

A la mi-saison le Heat est 29 victoires et 24 défaites, Bosh et Wade sont à nouveau élus All-Stars, mais Chris manque la rencontre pour une blessure au mollet. A nouveau, le sort s’acharne sur Chris, puisqu’un nouveau caillot de sang est retrouvé dans sa jambe. Le staff médical fait pression sur Bosh pour ne plus reprendre le basket cette saison, celui-ci accepte à contre coeur et doit à nouveau se soigner et voir jouer ses coéquipiers depuis le banc. Le Heat fera un parcours honorable et ira jusqu’au demi-finales de conférence.

Chris Bosh en 2015. Photo : Rob Foldy / Getty Images

Toujours désireux de continuer à jouer avec Miami, Bosh souhaite reprendre dès la saison suivante mais malheureusement, il échouera à passer les tests physiques et le staff médial l’informe que son traitement et les déplacements que la saison demande son contre indiqué avec ses soucis de santé. Malgré la pression exercée, Bosh ne parvient pas à convaincre le Front Office du Heat de le laisser rejouer. En mai 2017, le Heat et le camp de Bosh parviennent à un accord pour permettre au joueur de quitter la franchise en garder son salaire restant sans que celui occupe le salary cap de la saison 2017-2018, un beau geste qui récompense sa loyauté et son travail fourni depuis 2010. Finalement le 4 juillet 2017, le Heat coupe Chris Bosh et dans la foulée Pat Riley annonce que le maillot de Bosh sera retiré à Miami.

« Le numéro 1 ne sera plus jamais porté par un autre joueur, et nous avons hâte d’accrocher son maillot au plafond ».

Pat Riley

Finalement le 12 février 2019, Bosh se résigne et annonce sa retraite et ne foulera plus jamais les parquets NBA après 13 ans dont 11 sélections All-Star, 2 titres de champions et une sélection dans la All-NBA team.

Chris Bosh sera à jamais dans le coeur des fans de Miami et de Toronto. Dès son arrivée en NBA à l’âge de 19 ans, il a tout de suite montré son professionnelle et il a toujours fait passer le collectif au profit de l’individualité. Un état d’esprit qui lui a permis d’atteindre les sommets de la ligue. D’abord Franchise Player d’une équipe qui ne gagnait pas, il a accepté le pari de devenir la 3ème arme offensive d’un big three de légende mais il a toujours été une pièce maîtresse tout au long de sa carrière. Son parcours NBA s’est arrêté brutalement mais Chris Bosh ne sera pas oublié et son impact sur le jeu, elle, perdurera. Une entrée logique dans Hall of Fame pour lui.

Photo de couverture : Michael Reaves / Getty Images

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