Interview : Élie Okobo, comme à la maison

par Teddy Perez
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Quoi de mieux en ces temps où Phoenix renaît de ses cendres que d’interviewer un ancien coéquipier de Devin Booker et de DeAndre Ayton ? Le Français Élie Okobo était présent ce mercredi 30 juin à Bordeaux pour l’inauguration d’une Hoops Factory — centre de basketball indoor — en tant qu’ambassadeur. À 23 ans, Élie a déjà joué contre les plus grands joueurs de la planète depuis sa Draft en 2018, mais en raison d’une lourde blessure à la cheville, il reste éloigné du terrain et de la NBA.

À l’occasion de l’ouverture de ce complexe, nous nous sommes entretenus avec le meneur. Le temps parfait pour aborder avec lui le lien qui l’unit à son fief aquitain et d’autres thématiques toujours plus basket !

Élie Okobo, ambassadeur de la Hoops Factorry Bordeaux, drafté en 31e position par les Suns de Phoenix en 2018.
Photo : @studio_florent_larronde

Quand et pourquoi est-ce que tu t’es lancé dans le projet Hoops Factory Bordeaux ?

On m’a parlé de ce projet au moment où je venais de me faire drafter et je me suis dit que c’était le train à ne pas louper. Pour ma part, j’ai grandi à Bordeaux. J’ai fait du basket depuis tout petit que ce soit en club, sur les quais, avec mes amis, ma famille et qu’une salle ouvre comme cela, c’est une belle opportunité pour développer la pratique du Basketball dans la ville. Je n’ai pas hésité à m’y investir. Puis lorsque je reviendrai les étés, je pourrais m’entraîner dans ces infrastructures dans ma ville avec mes porches à côté, c’est super agréable.

Ces nouvelles infrastructures sont portées par une forte influence des États-Unis, est-ce tu as eu l’occasion d’y aller durant ton aventure américaine ?

Il y a effectivement beaucoup d’endroits comme cela aux USA où l’on peut s’entraîner individuellement ou venir avec des potes à dix, faire des pick-up. Il y a de la musique, il y a des coachs et toujours beaucoup de spectateurs. C’est dans ce type de lieu que l’on voit de nombreux joueurs NBA réaliser des workout l’été et c’est bien que ce même « mood » se fasse désormais à Bordeaux.

Est-ce que ce sont des lieux où tu vas régulièrement ?

J’ai déjà eu l’occasion d’aller aux Hoops Factory de Paris. J’ai workout aux États-Unis aussi.

Pour s’amuser avec ses potes, faire des matchs, c’est super. Pour la préparation c’est bien plus sécurisant que je de jouer dehors, même si j’ai déjà joué sur les quais à Bordeaux à la fin de ma première année à Phoenix. Mais ici, il y a tout : un joli parquet, quatre terrains, des vestiaires, des lumières, il y a à boire, il y a tout ! C’est vraiment une superbe salle.

On ressent que tu es proche de ton territoire. Avant ta Draft, tu as joué en Jeep Élite pour l’Élan béarnais, est-ce que tu gardes encore des contacts des lieux où tu es passé en France ?

Je jouais à Mérignac quand j’étais petit et j’ai encore beaucoup de contacts avec mon coach Jam. À Pau, j’y retourne de temps en temps pour y revoir les coachs et les potes de l’Élan donc je viens souvent au sein des régions où j’ai pu grandir, mais aussi où j’ai pu développer mon basket.

À la demande du gérant de la Hoops Factory Bordeaux Charles Paillette, Élie Okobo découpe symboliquement le filet d’un des paniers pour inaugurer le centre.
Photo : @studio_florent_larronde

La Hoops Factory souhaite avoir un lien particulier avec le Basketball 3×3. Est-ce que c’est une discipline que tu as déjà pu pratiquer ou même qui t’intéresse à l’avenir ?

J’ai jamais fait de trois contre trois, mais j’en entends beaucoup parler. J’ai plein d’amis qui en font et qui partent les étés en faire. On m’en a proposé, mais j’étais vraiment concentré sur mes workout, sur ma progression. Je pense que j’essaierai un jour. C’est pas mal à regarder en tout cas. On m’a dit que c’était très intense, que cela demandait du cardio, mais en étant un bon joueur de 1vs1, je pense que je peux faire des trucs sympas.

Pour aborder le sujet qui fâche, est-ce que tu peux nous parler de ta blessure ?

Ça avance comme je le souhaite. Je me suis fait opérer en mars à ma cheville et j’ai repris la course. Je suis en préparation physique à Paris et je travaille tous les jours pour être sur la bonne voie. Je ne suis pas encore à 100 %, mais c’est l’objectif et quand j’aurai atteint ce stade, les gens le verront !

Est-ce que tu penses revenir directement aux États-Unis ou plutôt rester en France, en Europe ?

Cela dépendra du timing. Mon objectif c’est d’abord d’être physiquement et mentalement bien par rapport à mes problèmes de cheville. Après je verrai où je poursuivrai mon chemin.

Avec les échéances qui arrivent prochainement pour les équipes de France, est-ce que tu suis cela de près ?

Justement, en ce moment je me rééduque à l’INSEEP et l’EDF est venue. Je suis en contact avec les gars, on se voit régulièrement à Paris ou aux USA, on se fait des restaurants, on a de bonnes relations.

Tu les vois arriver jusqu’où aux Jeux Olympiques ?

C’est eux qui vont nous le montrer cet été, on verra ce qu’ils nous réserveront !

L’autre ambassadrice de la Hoops Factory de Bordeaux est Valériane Vukosavljević, fraîchement médaillée d’argent dimanche. Est-ce tu as suivi le Championnat d’Europe de nos Bleues ?

J’ai pas regardé les matchs, mais j’ai suivi de loin la compétition et leur très beau parcours. La deuxième place, on ne crache pas dessus, même si tu veux toujours faire mieux et viser l’or. Pour ce qui est de son rôle d’ambassadrice, elle est parfaite. Valériane représente Bordeaux fort !

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