Preview 2019-20 : Los Angeles Clippers

par Thibaud Hue
Publié le Modifié le
Los Angeles Clippers : Kawhi Leonard, Patrick Beverley, Paul George, Montrezl Harrell et Lou Williams, lors du Media Day de septembre 2019. (Photo : Andrew D. Bernstein / NBAE via Getty Images)

Depuis un mois, la rédaction de l’Analyste travaille pour vous préparer une preview par franchise avant la reprise. La saison régulière, tant attendue, reprend ce soir. C’est donc l’heure de se pencher sur la dernière équipe sur la liste : les Los Angeles Clippers. Après une saison prometteuse, les Rouge et Bleu font peau neuve et se forgent une nouvelle identité. Le projet change, ainsi que les ambitions. La Cité des Anges sur le toit de la NBA ? Preview.

Bilan de la saison précédente : 49 victoires – 33 défaites, 8e de la Conférence Ouest.

C’est l’une des plus belles surprises de cette saison 2018-2019. Jerry West faisait de la Free Agency 2019 une priorité et l’effectif s’était affaibli pour faire de la place dans le cap. Malgré tout, les rotations de Doc Rivers ont rendu cette équipe compétitive. Féroces des deux côtés du terrain, portés par Tobias Harris et Danilo Gallinari en grande forme, les Clips étaient très satisfaisant à regarder jouer. Leur profondeur de banc et l’absence de star système permettaient une large place pour le collectif et une circulation de balle très fluide. La franchise attire les regards et tape du poing sur la table mi-novembre lors d’une victoire à l’Oracle Arena contre les Warriors en overtime. Une dispute entre Green et Durant à la clé. Elle se forge ainsi une réputation d’équipe dangereuse, compliquée à gérer et capable de tout. La trade-deadline constitue un tournant de leur saison. Tobias Harris, Boban Marjanovic et Mike Scott font leurs valises pour Philadelphie en échange de Landry Shamet, Mike Muscala et Wilson Chandler. Alors que chacun pensait que ce départ de l’ailier, arme numéro une en attaque, allait amoindrir les résultats de la fin de saison, il n’en fut rien. Le groupe est resté solide et valide un 8e spot dans une Conférence Ouest plus compétitive que jamais. Tirage gagnant : Golden State au premier tour des Playoffs. Avec la même hargne, les Clippers se sont accrochés jusqu’à la fin et glanent deux victoires à l’extérieur. Au passage, ils signent le plus grand come-back de l’histoire des Playoffs après avoir été menés de 31 points. Kevin Durant mettra fin à leur saison, 4-2. 

Lou Williams est élu pour la troisième fois meilleur sixième homme de la ligue avec une ligne de stats imposante en sortie de banc : 20 points, 5,4 passes et 3 rebonds de moyenne. Sous les ordres du Doc, des hommes comme Patrick Beverley à la mène ou Montrezl Harrell au pivot émergent. Finalement, le verdict est clair. Les Clippers sont la meilleure équipe de Los Angeles à la fin de la saison, les Lakers ne validant pas leur spot en Playoffs. Une année sublime qui a rendu la franchise très attractive avant la Free Agency. De bon augure avant d’attaquer l’été.

Arrivées : Kawhi Leonard, Paul George, Maurice Harkless, Patrick Patterson, Mfiondu Kabengele.

Prolongations : Patrick Beverley, Jamychal Green, Rodney McGruder, Ivica Zubac.

Départs : Shai Gilgeous-Alexander, Danilo Gallinari, Wilson Chandler, Garrett Temple, Sindarius Thornwell, Tyrone Wallace.

Sans hésitation, il s’agit de l’été le plus important de l’histoire des Clippers. Le 6 juillet, après un silence médiatique des plus complets, Kawhi décide de rejoindre Doc Rivers et ses hommes. Free Agent, il avait négocié son départ des Raptors à condition qu’une autre star le rejoigne pour renforcer l’effectif et être compétitif tout de suite. C’est finalement Paul George qui l’accompagnera en demandant son départ du Thunder contre un package composé de Gilgeous-Alexander, Gallinari et une flopée de tours de Draft. La surprise est complète car The Klaw avait exigé une discrétion des plus grandes dans les opérations de transfert. Les Clippers se sont conformés à ses conditions et ont tout mis en œuvre pour pouvoir le faire venir. Le 5 majeur se retrouve considérablement renforcé avec une capacité défensive hors normes. La prise de risque est grande car beaucoup de picks de Draft ont été abandonnés à Sam Presti, mais le jeu semble en valoir la chandelle. Au programme, deux contrats de 2 ans + une player option ont été ratifiés : 103 millions de dollars pour Leonard et 106 millions de dollars pour George. Une opération puissante qui fait la part belle aux Lakers qui courtisaient également le MVP des Finales en titre.

Des role players ont été ajoutés, comme Moe Harkless, en provenance des Blazers, ou Patrick Patterson qui quitte lui aussi le Thunder pour venir renforcer le poste 4 et les rotations. Côté prolongation, la franchise fait encore un grand coup. Le meneur titulaire, Patrick Beverley, pièce maîtresse de la défense des Clips était très courtisé et a été prolongé jusqu’à l’été 2022. McGruder, arrivé du Heat en avril dernier signe un contrat sur 3 ans et 15 millions de dollars, un atout idéal sur le banc, tout comme Jamychal qui prolonge. Zubac très utile avec ses 8,5 points et 4,9 rebonds signe aussi pour 3 ans.

Situation des Los Angeles Clippers

Source : Basketball Insiders

Côté flexibilité, les Clippers l’ont laissé au vestiaire pendant au moins 2 ans. Les contrats max de George et Leonard pèsent lourd mais la masse salariale globale est bien repartie. Le 3e joueur le mieux payé du groupe est Beverley avec seulement 12 millions par an. On peut remarquer que de nombreux joueurs très valuables et bien utilisés sont payés peu, comme Williams (12 millions), Zubac (6 millions), Harrell (6 millions) ou encore Landry Shamet (1,9 millions). Une belle gestion financière du front-office. Si le portefeuille est vide désormais, l’effectif n’a rien à envier à personne et semble complet pour affronter 2020 sereinement.

Situation à la Draft 2020 : 1er tour de Draft des Sixers (protégé 1-14) et un second tour de Draft.

Potentiel 5 majeur :

  • PG : Patrick Beverley
  • SG : Paul George
  • SF : Kawhi Leonard
  • PF : JayMychal Green
  • C : Ivica Zubac

On prend les mêmes et on renforce. Le visage du 5 majeur va tout même beaucoup changer et quelques interrogations demeurent notamment concernant le duo star. Kawhi devrait occuper son poste 3 naturel à l’aile et PG13, lui-même ailier également, pourrait glisser sur le poste 2 à l’arrière. Il formerait un backcourt avec Beverley, lock à la mène. Si certains pensent qu’ils occuperont plutôt le poste 3 et 4, cette disposition reste la plus probable. JayMychal Green va s’imposer comme ailier fort titulaire, tout comme Zubac au pivot. Des deux côtés du terrain, les 29 autres franchises vont les craindre. Ils sont tous de bons défenseurs et les deux MVP sortent tous deux d’une saison en 26,6 et 28 points de moyenne et vont tenir les clés de l’attaque. Ces starters vont être infernales à contenir lorsqu’ils seront ensemble sur le parquet. Zubac, plus timide statistiquement parlant, pourra tenir les Big Men et partagera la feuille de match avec Montrezl Harrell qui sortira du banc comme à son habitude pour amener de l’intensité. Il a fait de gros progrès en défense l’année dernière et commence à très bien rouler sur pick and roll. Harkless viendra doubler Green. Le backcourt est également très bien couvert avec Williams qui va tourner sur les postes 1 et 2 selon les rotations et Landry Shamet sur le poste 2. Le Doc a des possibilités d’adaptations très diverses. À la fois défensif avec des Berverley, McGruder ou encore Zubac, mais il peut aussi lui donner un visage offensif avec Williams, Shamet et Harrell. Imaginez. Lou Williams monte la balle, prend l’écran de Harrell, lève la tête et écarte pour Kawhi ou PG dans les corners, ficelle. Le groupe semble très bien équilibré et il est resté très profond proposant de nombreuses options de rotations au coach qui va pouvoir se faire plaisir en adaptant selon les match-ups.

Le 5 majeur qui finira les matchs ressemblera probablement à un alignement : Lou Williams – Landry Shamet – Paul George – Kawhi Leonard – Montrezl Harrell. Destructeur sur le papier. Le nombre de gâchettes en leur possession pour tuer un quatrième quart-temps sera très large.

Les Clippers sont arrivés au moment de leur construction qu’ils attendaient le plus. Deux superstars, un banc très important, des leaders, une hiérarchie, un coach rodé, ils ont toutes les cartes dans les mains. Que pouvons-nous alors attendre de la franchise pour cette saison 2019-2020 ? Il est temps pour eux d’écrire l’histoire.

Kawhi Leonard, Patrick Beverley, Paul George, Montrezl Harrell et Lou Williams, lors du Media Day de septembre 2019.
Source : Andrew D. Bernstein / NBAE via Getty Images

Polyvalence : le maître mot

Une défense d’élite. S’il y a bien un secteur où l’effectif s’est renforcé cet été c’est bien en défense. Leur ligne arrière est dotée de deux des meilleurs défenseurs de la ligue sur le backcourt : George et Beverley. Leurs capacités d’adaptation et d’anticipation des joueurs adverses sont très précieuses et ils pourront mettre à mal les équipes qui comptent beaucoup sur le poste 1 et 2 pour scorer. À noter que Paul George sort d’une saison avec 2,2 interceptions de moyenne (1er de la Ligue). À l’intérieur, Kawhi Leonard n’a plus à prouver sa qualité de défenseur. Celui qui fut sacré deux fois meilleur défenseur de l’année va venir compléter ce trio de 3-and-D qui peut classer les Clippers dans les meilleurs défenses de la ligue. Si cela est moins vrai concernant leur raquette sur les postes 4 et 5, des joueurs comme Harrell, Zubac, ou JaMychal peuvent faire aussi les efforts défensifs, même si un Zubac restera toujours plus faible face à des Big Men All-Star comme Gobert ou Embiid. Néanmoins le cinq majeur est assez mobile et polyvalent, les joueurs peuvent switcher en défense sur presque n’importe qui. La saison passée, les Clippers avait le 19e offensive rating avec 110,4 points encaissés en moyenne. L’objectif est clairement de rentrer dans le top 5 de la ligue pour pouvoir se démarquer avec cet atout. 

Une grande profondeur. Comme l’année dernière, les Clippers vont pouvoir compter sur un banc très complet avec du monde disponible et utile à tous les postes. Doc Rivers a su nous montrer par le passé qu’il savait exploiter ce potentiel précieux dans son groupe. 6e homme en titre, Lou Williams apporte une percussion en sortie de banc qui permet de finir efficacement les matchs au scoring. Lorsque le numéro prend feu, difficile de le stopper. On peut imaginer que son talent, couplé à la clutchitude d’un Kawhi, derrière les écrans de Montrezl Harrell, ira chercher plus d’une victoire. En parlant de l’intérieur, il va assurer un back up de qualité au poste 5. Avec ses 16 points et 6 rebonds de moyenne à 60% de réussite au tir en 26 minutes de moyenne, il sera lui aussi une gâchette dans les rotations. Il semble avoir travaillé ses moves et son shoot pendant l’été et va devenir de plus en plus polyvalent en attaque. Comment ne pas parler du sophomore Landry Shamet qui a fini sa saison chez les Clippers avec une petite moyenne de 10,9 points à 45% de loin. Il s’est révélé être un artilleur derrière l’arc de qualité doublé d’un créateur prometteur. Une bonne pioche qui sera apriori utilisée sur le banc au début de la saison. Mais pourquoi ne pas imaginer Doc tenter de mettre le jeune joueur en titulaire à la mène à côté de PG et faire sortir Beverley du banc avec Williams pour équilibre le rapport attaque / défense. Les ajouts comme Harkless, McGruder ou Patterson vont rendre l’effectif toujours plus dur et vont permettre au cadre de se reposer pour éviter les blessures. On sait que Kawhi et Paul George ne joueront pas 82 matchs et feront tout pour arriver fin avril le plus frais possible.

L’attaque change de visage. Les Clippers jouaient très vite la saison dernière. Le secteur offensif était déjà très polyvalent et fonctionnait plutôt bien avec le 9e offensive rating de la NBA. Le rythme était très élevé avec une des paces les plus hautes de la Ligue avec des joueurs qui se précipitaient en transition pour profiter des mauvais replacements des défenses adverses. PG et Kawhi sont très doués sur demi-terrain et vont forcement ralentir la vitesse de jeu. Il était bien plus rare de voir du jeu en isolation l’année dernière dans la Cité des Anges. Mais la venue des deux All-Star va cristalliser les systèmes autour d’eux. Le jeu en isolation ou en pick and roll avec The Klaw qui remonte la balle et prend le temps d’attirer un défenseur avant de faire monter un pivot pour prendre un écran et poser un jumper à mi-distance va s’accroître. Malgré tout, le Doc saura sans doute sauvegarder l’identité des Clips en attaque tout en intégrant le nouveau duo avec la majorité des ballons dans les mains. Williams, Leonard et George pèsent à eux trois 74 points de moyenne chaque soir la saison dernière. Si articuler un roster aussi dense n’est pas aisé, le potentiel est grand.

Quelques interrogations

Une raquette plus faible. Il s’agit sans nul doute de la partie de l’effectif la plus faible. Les Patterson ou les Green ont encore tout à prouver au poste 4 et sont loin de faire partie de l’élite des ailiers forts. Idem au poste de pivot. Compliqué de vouloir un autre back up que Harrell qui feat parfaitement avec l’âme de l’équipe. Mais un poste 5 plus costaud et plus scoreur que Zubac aurait été souhaitable, un style à la DeAndre Jordan par exemple. Ses manques défensifs, nous en parlions, sont importants et il devra affronter 4 fois dans la saison des joueurs comme Anthony Davis ou Dwight Howard qui monteront sur lui. Mais soyons indulgent, le jeune bosniaque a seulement 22 ans et est particulièrement bien entouré pour améliorer ses skills en défense. La raquette pourrait également manquer de hauteur, Harrell étant par exemple plus petit que Paul George.

Comment partager la balle ? Les deux nouvelles stars de l’effectif prennent de la place et vont devoir être nourris de nombreux ballons. Doc Rivers va-t-il pouvoir contenter ses deux joueurs ? Il est difficile de prévoir ce facteur X qui demeure être le plus grand de leur saison. Malgré tout, nous pouvons établir quelques bases. Leonard et George sont des joueurs qui ont les épaules pour être des potentiels franchise players mais savent laisser de la place au collectif et faire des concessions. Tout comme PG13 en faisait pour s’accorder avec Westbrook au Thunder, ou Kawhi qui n’hésitait pas à fournir Siakam et Vanvleet quand ils prenaient feu au cours d’un match. Doc devrait donc les faire jouer régulièrement l’un après l’autre pour leur laisser de l’espace et travaillera des systèmes pour les faire jouer tous les deux en même temps sur le parquet. On peut déjà les imaginer monter la balle l’un après l’autre par exemple. Il faut savoir qu’une hiérarchie devrait s’installer rapidement autour d’eux deux même si c’est Kawhi qui portera l’écusson de franchise player. C’est lui qui a invité Paul George à le rejoindre dans son équipe, lui qui vient de faire triompher Toronto et qui arrive comme un homme providentiel dans la Cité des Anges.

Kawhi Leonard et Paul George lors de leur présentation à la presse chez les Clippers.
Photo : Kevork Djansezian / Getty Images

Le manque d’un sniper. Si Berverley, PG ou Leonard savent shooter à 3 points, il manque un tireur d’élite d’expérience dans le backcourt, capable de courir derrière les écrans et sanctionner avec constance derrière l’arceau. Un profil à la JJ Redick par exemple. Landry Shamet en a le profil et a réalisé une fin de saison dernière très intéressante avec un sang froid exemplaire contre les Warriors en Playoffs notamment. Mais le jeune arrière n’effectue que sa deuxième saison en NBA  et compter sur sa maigre expérience en NBA pour rentrer des shoots importants sur une longue saison aussi attendue que celle des Clippers va être dangereux. Il est certain que de très nombreux regards seront pointés sur l’ancien poste 2 de Wichita State.

5 matchs clés de la saison :

  • 23 octobre 2019 : Clippers – Lakers. Prévu pour l’ouverture de la saison NBA, les deux franchises de Los Angeles s’affronteront au Staples Center. La tension, les attentes et la concurrence que vont cristalliser cette rencontre vont être particulièrement importants.
  • 12 décembre 2019 : Raptors – Clippers. Après avoir offert aux Dinos le premier titre de leur histoire, Kawhi Leonard revient dans le Nord.
  • 23 novembre 2019 : Clippers – Huston. Les retrouvailles de PG13 et Westbrook risquent d’être chaleureuse ! Entourés d’Harden et de Leonard, le duel des duos s’annonce épique.
  • 26 décembre 2019 : Lakers – Clippers. Le retour du duel des Anges. Celui qui se sera incliné pendant le match d’ouverture reviendra le couteau entre les dents, prêt à racheter sa fierté.
  • 1er mars 2020 : Clippers – Sixers. L’occasion pour Joël Embiid de se venger du shoot assassin de l’ex numéro 2 des Raptors en finale de Conférence. L’affrontement de deux équipes au potentiel défensif très important devrait donner lieu à un match très intense.

L’avis du fan :

« On vient de vivre un été formidable, encore plus dingue que ne l’avait rêvé en fait. Dire que les Clippers se sont renforcés tient de l’euphémisme : même si on perd un très sérieux Gallo et l’avenir de notre mène avec Shai Gilgeous-Alexander, le sacrifice en valait la peine. Signer Kawhi, c’était déjà fou. Signer Kawhi et PG tout en conservant la majeure partie de notre effectif et notre identité de guerriers, c’est juste parfait. L’ambition est claire, d’autant plus qu’on vient de signer un MVP des Finales : les Clippers viseront le titre, ce qui est assez dingue à dire puisqu’ils nous jamais dépassé le deuxième tour dans leur histoire. Mais ne jouons pas les fines bouches : nous n’avons pas fait tous ces mouvements depuis l’année dernière pour rien. Faisons confiance à nos gars, à notre staff, et surtout, à Jerry West ! » – @ClippersFR

Pronostic : 59 victoires – 23 défaites (2e de la Conférence Ouest)

Les Clippers viennent de réaliser une saison parfaite et un été parfait. Tous les transferts ont été réalisés avec succès et l’effectif est fin prêt. Il est temps maintenant de pousser les portes d’une nouvelle ère en Californie et d’enflammer le Staples Center. Objectif : être la meilleure équipe de Los Angeles, regarder Lebron James de haut et valider un spot solide dans le top 3 de la Conférence ouest. La priorité pour la franchise étant clairement d’avoir son groupe le plus frais possible pour aller chercher une finale de Conférence minimum. Rendez-vous cette nuit, 4h30 pour l’ouverture de la saison NBA contre les Lakers. Frissons.

Photo : Andrew D. Bernstein / NBAE via Getty Images

Commenter

Lisez aussi

Ce site utiliser des cookies pour améliorer votre expérience. Accepter En savoir plus