Un français dans la Capital One Arena : récit d’une escapade de rêve

by Benjamin Moubeche

Tout fan de NBA rêve d’aller voir un match aux États-Unis, un vrai. Un match dans une véritable salle de basket américaine, entourés de milliers d’autres supporters. Un match qui ne demande pas le sacrifice d’une précieuse nuit de sommeil, une de plus. Certains d’entre nous ont déjà eu la chance d’accomplir ce rêve. Tel est mon cas puisque j’ai pu aller à Washington pour assister au match Wizards – Pistons du Martin Luther King Day. Avais-je d’autre choix que d’embarquer mon appareil photo pour partager cette expérience avec vous – mes lecteurs – dès mon retour ? Probablement. Mais, gagné par l’excitation puis l’euphorie, j’ai décidé de sortir du format habituel de L’Analyste pour vous raconter cette petite histoire !

C’est l’histoire d’Erwan, Benjamin (moi-même) et Léo, son petit frère. Il faut savoir que notre fine équipe n’en est pas à son premier match. Nous avons eu le plaisir d’assister à un Raptors – Rockets enflammé à Toronto la saison passée. Il s’agissait néanmoins de notre premier match, à Léo et à moi, aux États-Unis. Néanmoins, ce match n’avait pas pour but de faire une nouvelle expérience : il était question d’une surprise très particulière pour l’un d’entre nous. En effet, désireux de faire plaisir à Léo en l’emmenant voir son équipe préférée, les Pistons de Detroit, nous avions planifié ce voyage dès la sortie du calendrier des matchs. Il n’a été au courant de notre départ que la veille et sa réaction en disait déjà long sur l’aventure qui nous attendait. Il faut dire que l’on fait difficilement mieux comme surprise pour un fan de basket.  Les billets d’avion pour Detroit étant inaccessibles, il nous a fallu trouver un match à l’extérieur. Et, pour la date, quoi de mieux que le Martin Luther King Day pour profiter d’une telle expérience ?

Trois touristes dans la capitale

Arrivés un jour avant le match, nous avons eu le loisir de découvrir Washington et ses nombreux monuments, malgré le shutdown. Le résumé de ce premier jour étant hors de propos, voilà trois mots pour le résumer : visites, histoire et fast foods.

Game Day !

21 janvier – Nous voilà donc devant la Capital One Arena afin de profiter du match et de voir jouer les Pistons de nos propres yeux ! Pas de chance : Andre Drummond, le joueur préféré de Léo dans l’effectif, souffre d’une commotion et nous devrons nous contenter de Zaza Pachulia au poste de pivot…

Première étape : un petit passage par le shop de l’équipe, histoire de se faire plaisir. J’ai été impressionné par la praticité de leur système. En effet, la Capital One Arena est la salle des Washington Wizards mais aussi celle des Capitals de Washington, leur équipe de NHL (Hockey). Il s’avère que le shop peut être entièrement transformé en quelques minutes pour passer de Capitals à Wizards et vice-versa. En bons touristes, Erwan et Léo repartent avec un T-Shirt chacun (Bradley Beal et John Wall) et moi avec une casquette à l’effigie de l’équipe.

Après le contrôle de sécurité et la validation des billets, nous sommes allés nous installer à nos places. Certains dirons que j’en fais trop, mais je dois parler de cette sensation unique lorsque j’ai réellement pris conscience de ce qui paraissait pourtant évident : j’allais assister à un match NBA, à 14h, dans la Capital One Arena. Je m’apprêtais à voir Blake Griffin et Bradley Beal s’affronter en ce jour historique. Pour un amoureux de la NBA comme moi, ce genre de moment est vraiment marquant. Positionnés au centre et en hauteur, nous étions idéalement placés pour profiter du match.

Cette rencontre a pris une tournure différente de ce que nous espérions : les Wizards ont massacré les Pistons. Cela ne nous a pas empêcher de profiter du match, les deux équipes étaient déterminées, et cela se ressentait en défense – le score du match (101-87) en témoigne. De belles actions, des tirs osés et, bien évidemment, des hommages à Martin Luther King Jr. durant les pauses.

Côté Wizards, nous avons eu le droit à un Bradley Beal un peu en retrait (16 points à 4/12 au tir) mais aussi à un Trevor Ariza monstrueux (20 points, 12 rebonds et 4 passes à 7/13 au tir). Côté Pistons, Blake Griffin semblait bien seul en attaque (29 points, 9 rebonds et 4 passes à 9/16 au tir). Malheureusement, nous n’avons pas eu la chance de voir un dunk de Griffin, nous avons néanmoins pu le voir planter 4 tirs sur 7 à 3 points, une performance rare pour ce joueur. En revanche, Reggie Jackson, Reggie Bullock et Bruce Brown ont cumulé 32 tentatives de tir pour seulement 9 succès.

Au final, peu importe qui était devant nous, balle en main. Peu importe l’équipe gagnante, les attentes et les prédictions. Nous étions là pour assister à ce moment, cette expérience unique, et c’est tout ce qui comptait.

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